En 1982, le ministère de l'Environnement a entrepris la construction d'une nouvelle station de collecte, stockage et traitement de l'eau, dans le but d'éliminer l'arsenic et les métaux lourds des eaux souterraines du site. Ainsi, des rénovations ont été apportées à l'ancien bâtiment de recherche. En outre, un bassin de stockage compensateur de 9 084 mètres cubes, revêtu d'une sous-couche d'argile, a été érigé, de même qu'une digue de protection en béton de 80 mètres de long, des postes de pompage, ainsi qu'un réseau de tuyaux pour la collecte de l'eau. L'usine a été mise en service en janvier 1983.
Les eaux souterraines contaminées par l'arsenic, à partir de différentes sources et à des concentrations variées, sont collectées par la digue de protection et les canalisations de collecte. Elles sont ensuite pompées dans le bassin de stockage compensateur recouvert d'une sous-couche d'argile. Ce bassin assume deux fonctions : il équilibre la concentration de l'eau contaminée par l'arsenic, en créant un mélange homogène; et il régule le débit d'écoulement vers l'usine de traitement, en optimisant ainsi l'efficacité. L'eau est alors pompée du bassin à l'usine de traitement d'arsenic.
Le traitement de l'eau est réalisé selon un processus de précipitation chimique faisant appel à du chlorure ferrique, de la chaux et un polymère. Trois réservoirs de mélange et un clarificateur participent au processus. Dans le premier réservoir, on ajoute du chlorure ferrique à raison de 2,5 parties de fer pour une partie d'arsenic afin de favoriser une séparation des ions ferriques et de ions chlorure. Le mélange passe alors dans le deuxième réservoir où de la chaux en poudre est ajoutée pour élever le pH. Lorsque la valeur du pH est ainsi augmentée, l'arsenic et les métaux lourds adhèrent aux ions, et créent un précipité brunâtre aux fines particules, connu sous le nom d'arsenate ferrique. Dans le troisième réservoir, on ajoute un polymère, une substance de masse moléculaire élevée, afin d'aider l'arsenate ferrique à former de plus grosses particules.
L'eau circule ensuite dans le clarificateur. Ici, les grosses particules se déposent rapidement, par décantation, au fonds du clarificateur sous forme de boues brunâtres d'arsenate ferrique. Ces boues sont alors pompées au fond du clarificateur et acheminées par un drain de sortie à une lagune de 50 par 40 mètres destinée au séchage des boues. Le produit de lixiviation de la lagune est alors à nouveau pompé dans le bassin de stockage compensateur afin de subir un nouveau traitement. Enfin, l'eau ainsi traitée et débarrassée de l'arsenic dans une proportion de 99,5 à 99,9 %, est déversée dans la rivière Moira.
En 2007, l’usine a traité 73 760 m3 de lixiviat (eau souterraine contaminée). La concentration annuelle moyenne d’arsenic dans le lixiviat était de 88 mg/l et, dans les déversements de l’usine, de 0,112 mg/l, soit un taux d’efficacité de 99,9 %.
En 2007, le traitement a permis d’éliminer 5 804 kg d'arsenic