Les municipalités de l’Ontario exploitent actuellement plus de 300 usines mécaniques de traitement des eaux d'égout. Ces usines séparent les résidus solides (les boues) de la partie liquide des eaux usées. Cette partie liquide est généralement décantée puis désinfectée avant d’être rejetée dans un cours d’eau à proximité. Les boues d’égout subissent un traitement biologique et physicochimique supplémentaire avant d’être stabilisées à l’aide d’un processus de digestion anaérobie ou aérobie pour en réduire le volume, la concentration d’agents pathogènes et l’odeur. À la suite du traitement, seuls des biosolides d’égouts riches en éléments nutritifs sont présents.

Les eaux usées sont acheminées vers les usines de traitement des eaux usées par le réseau d’égouts. Les eaux usées subissent un traitement primaire au cours duquel les liquides passent par la chambre de traitement secondaire pour être décantés (séparation du liquide et des solides), puis désinfectés (par chloration ou désinfection à ultraviolet) avant d’être relâchés dans le milieu récepteur. Dans la chambre de traitement primaire, les solides se déposent au fond et entrent normalement dans l’unité de digestion pour subir d’autres traitements avant d’être transportés ou entreposés.
Les boues d’égout sont digérées en aérobie lorsqu’il y a présence d’oxygène et en anaérobie lorsqu’il y a absence d’oxygène. Ces deux processus nécessitent la décomposition par des micro-organismes en vue de convertir la matière organique en composés organiques volatils, en dioxyde de carbone, en eau dans le cas d’une digestion aérobie ou en méthane dans le cas d’une digestion anaérobie. Ces deux types de digestion réduisent grandement la concentration d’agents pathogènes et les odeurs, tout en décomposant davantage les résidus solides en liquide ou en gaz. Les processus de digestion traitent les boues d’égout de telle sorte qu’elles pourront ensuite répondre aux normes requises en matière de biosolides.