Agents pathogènes : terme général désignant des agents biologiques qui causent des maladies chez leur hôte (p. ex. les bactéries, virus, protozoaires, champignons et prions).

Bioénergie : énergie produite par des plantes ou animaux vivants ou morts depuis peu. Veuillez consulter cette fiche d’information pour plus de détails (PDF)

Biomasse : aux fins de projets d’énergie renouvelable, la biomasse est de la matière organique autre que des substances organiques séparées à la source, disponible sur une base naturellement renouvelable et qui est dérivée de plantes, d‘animaux, de micro-organismes ou d’autres produits faits de telle matière organique (voir le Règlement de l’Ontario 160/99).

Biosolides : terme générique qui réfère aux résidus d’égouts et de pâtes et papiers, ou à toute autre matière contenant des éléments nutritifs et de la matière organique.

Boues : mélange de solides et de liquide (boue liquide) qui résulte du traitement des eaux usées effectué dans les usines d’épuration. 

Biosolides d’égout : boues d’épuration stabilisées dont les odeurs et le taux d’agents pathogènes sont considérablement réduits, et qui contiennent des éléments nutritifs et d’autres composants conformes aux exigences du ministère de l’Environnement.

Biosolides de pâtes et papier : résidus solides ou semi-solides qui proviennent du traitement des eaux usées d’une usine de pâtes et papiers, de papier recyclé ou de produits connexes, y compris le carton ondulé.

Certificats d’autorisation : autorisations accordées par le ministère de l’Environnement à des installations qui dégagent des émissions dans l’atmosphère, rejettent des contaminants dans les eaux de surface et les eaux souterraines, fournissent de l’eau potable ou qui entreposent, transportent, traitent ou éliminent des déchets. Les promoteurs de telles activités doivent obtenir l’autorisation du ministère de l’Environnement pour s’assurer que leurs activités n’auront aucune incidence néfaste sur l’environnement. Pour en savoir plus sur les certificats d’autorisation.

Combustion en lit fluidisé : technique de combustion souvent utilisée dans les centrales électriques. Les lits fluidisés suspendent les combustibles solides (p. ex., les boues d’épuration ou les biosolides) sur des jets d’air soufflant vers le haut lors de la combustion, ce qui produit un mélange agité de gaz et de solides. Le mouvement de culbutage, à la manière d’un fluide en ébullition, optimise les réactions chimiques et le transfert de chaleur.

Compostage en andains : méthode de compostage par laquelle les matières organiques sont disposées en longues rangées de monticules pour être traitées.

Compostage en vase clos : méthode de compostage par laquelle les matières organiques sont traitées dans des réacteurs fermés (des citernes métalliques ou des silos-couloirs en béton), dans lesquels il est possible de contrôler la circulation de l’air et la température ambiante.

Digestion aérobie : décomposition contrôlée, dans un environnement riche en oxygène, de la matière organique présente dans les boues par des bactéries.

Digestion anaérobie : décomposition contrôlée, en l’absence d’oxygène, de la matière organique présente dans les boues par des bactéries.

Eaux d’égout : eaux usées de sources résidentielle, industrielle ou commerciale, ou provenant de tout autre établissement.

Effluent : liquide résiduaire traité et désinfecté provenant d’une usine de traitement des eaux ou des eaux usées et qui peut être rejeté dans l’environnement naturel avec l’autorisation du ministère de l’Environnement.

Friche contaminée : propriété industrielle ou commerciale abandonnée, inexploitée ou sous-utilisée et dont l’utilisation antérieure a mené à une contamination de l’environnement. Il est possible que les friches contaminées doivent être nettoyées avant d’être exploitées à nouveau.

Gazéification : procédé qui décompose les matières organiques en hydrogène et monoxyde de carbone à une température élevée et en présence d’une quantité d’oxygène limitée et insuffisante pour faire brûler la matière dans son entier. Le gaz peut être nettoyé et utilisé à des fins de production de produits chimiques ou brûlé pour récupérer son contenu énergétique sous la forme de vapeur ou d’électricité.

Gaz de synthèse : mélange gazeux qui contient des quantités variables de monoxyde de carbone et d’hydrogène.

Matières de source non agricole (MSNA) : ces matières comprennent des résidus de jardin, des pelures de fruits et légumes, des déchets issus de la transformation d’aliments de même que des biosolides d’égouts et de pâtes et papier. Consultez notre section sur les MSNA pour plus d’information.

Pelletisation : procédé thermique et mécanique par lequel les boues d’épuration ou les biosolides sont séchés à environ 95 % jusqu’à devenir une matière sèche, puis transformés en boulettes ou en une matière similaire.

Produits de soins personnels : produits manufacturés qu’on utilise pour notre santé personnelle ou pour des raisons esthétiques (p. ex., shampoing, dentifrice, baume pour les lèvres, parfum).

Prion : particule infectieuse qui est l’agent responsable de la tremblante du mouton, de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et d’autres maladies dégénératives du système nerveux.

Protozoaires : micro-organismes qui se nourrissent de plantes et d’animaux qui leur servent d’hôtes et qui causent des maladies.

Pyrolyse : procédé se déroulant dans une chambre et qui utilise la chaleur en l’absence d’air ou d’oxygène afin de décomposer les matières organiques en produits tels que de l’huile, du gaz et des matériaux carbonisés solides.

Solides volatiles/acides organiques volatils : composés chimiques organiques qui peuvent être partiellement biodégradables ou qui résultent de la biodégradation durant la digestion aérobie ou anaérobie.

Stabilisation : procédé utilisé pour réduire l’activité biologique et par conséquent réduire les bactéries et les odeurs nocives dans les boues durant le processus de production de biosolides. En règle générale, on parvient à une stabilisation par le biais de la digestion aérobie ou anaérobie.

Tas en fermentation aéré : tas de compost placé sur une canalisation perforée qui favorise une circulation de l’air et permet ainsi une aération contrôlée.

Thermophile : phase du processus de compostage caractérisée par la prédominance des micro-organismes actifs, qui prospèrent dans des températures allant de 45 °C à 75 °C.

Traitement thermique : traitement qui comprend l’incinération, la gazéification et la pyrolyse.

Taux agronomique : quantité additionnelle d’éléments nutritifs (azote et phosphore) nécessaire pour que les récoltes répondent aux exigences prévues après avoir tenu compte des éléments nutritifs déjà présents dans le sol.