
Le processus d'appauvrissement de l'ozone commence quand les chlorofluorocarbures (CFC) et les autres substances destructrices de l'ozone (SDO) s'échappent du matériel (1). Les vents mélangent bien les éléments de la troposphère et distribuent les gaz de façon uniforme. Les CFC sont extrêmement stables et ne se dissolvent pas dans la pluie. Au bout de sept ans, les molécules de SDO atteignent la stratosphère, à une dizaine de kilomètres de la surface terrestre (2).
La forte lumière ultraviolette (UV) décompose la molécule des SDO. Les CFC libèrent des atomes de chlore et les halons libèrent des atomes de brome (3). Ce sont ces atomes qui détruisent effectivement l'ozone. On estime qu'un atome de chlore peut détruire plus de 100 000 atomes d'ozone avant de disparaître de la stratosphère (4).
De fortes hausses de chlore et de brome stratosphériques enlèvent l'ozone plus vite que les réactions de création naturelles ne produisent d'ozone. Les niveaux d'ozone tombent donc.
Comme l'ozone ôte par filtrage les rayons UVB nocifs, une diminution de l'ozone entraîne une élévation des niveaux d'UVB à la surface. La hausse du rayonnement UVB reçu est d'autant plus élevée que l'appauvrissement de l'ozone est important. (5). On a établi des liens entre les UVB et le cancer de la peau, les cataractes, les dégâts causés à des matériaux comme les matières plastiques, ainsi que des effets nocifs exercés sur certaines cultures et organismes marins. Certains UVB atteignent la surface même en l'absence d'appauvrissement de l'ozone, mais leurs effets nocifs s'intensifieront du fait de ce problème (6).