Mesure du bruit causé par les éoliennes

Rapport sur le bruit de basse fréquence et les infrasons provenant des éoliennes (en anglais seulement)

Cette étude, réalisée par Howe Gastmeier Chapnik Limited (HGC Engineering), experts en bruit, vibration et acoustique concluent que les sons provenant des éoliennes respectant la marge de recul réglementée par la province ne comportent pas de risques directs pour la santé.

L’Ontario est un chef de file en Amérique du Nord dans l’élaboration de méthodes de contrôle de l’impact du bruit causé par les éoliennes. Notre priorité est de s’assurer que ces installations sont discrètes dans les milieux où vivent et dorment les gens. Les normes de l’Ontario imposant une limite sonore équivalente à 40 décibels et une distance de retrait de 550 mètres sont les plus strictes en Amérique du Nord. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la limite moyenne annuelle d’exposition sonore à respecter afin de protéger la santé humaine est de 40 décibels.

Le ministère de l’Environnement peut mesurer les niveaux sonores et détecter les sons dépassant la limite stricte qui sont émis par diverses sources. Toutefois, la mesure du bruit causé par les éoliennes requiert l’utilisation d’une méthodologie de mesure normalisée qui permet de séparer le bruit causé par le vent et les autres bruits de fond de celui provoqué par les éoliennes. Les agents de l’environnement sont formés pour utiliser des outils de mesure acoustique approuvés par la Commission électrotechnique internationale (CEI) dans le but de contrôler le bruit émis par les éoliennes, de déterminer le niveau de bruit dans les milieux résidentiels, et d’évaluer le niveau du bruit de fond.

En réponse aux plaintes liées au bruit causé par les éoliennes

Les agents de l’environnement du ministère traitent chacune des plaintes reçues concernant le bruit provoqué par les éoliennes en utilisant une méthode rigoureuse. Une nouvelle méthodologie de mesure acoustique propre aux éoliennes permet de déterminer si les limites fixées sont dépassées, et ce, dans diverses conditions météorologiques.

Lorsqu’une plainte est reçue, les agents de l’environnement recueillent auprès du plaignant des informations au sujet du bruit : nature, périodes où il dérange et impacts (le bruit trouble-t-il le sommeil, par exemple?) Les agents de l’environnement visiteront ensuite le site de l’installation éolienne afin de collecter des informations. Ils tenteront notamment de :

Selon les informations recueillies, les agents de l’environnement peuvent ensuite mesurer le bruit. Ces mesures, combinées à leurs observations, fourniront aux agents des informations utiles à propos du problème du plaignant et les aideront à déterminer le niveau de bruit à ces endroits. Parfois, le plaignant est appelé à enregistrer pendant dix minutes le bruit considéré comme étant dérangeant. Lorsqu’au moins trois enregistrements ont été soumis, le ministère demande à l’exploitant de l’installation éolienne de fournir des informations concernant les conditions météorologiques observées, la vitesse du vent, et la production en énergie de l’éolienne la plus rapprochée du plaignant pendant les périodes où le bruit a été enregistré.

Lorsque toutes ces données ont été recueillies, les employés du ministère les analyseront et décideront de la marche à suivre.

Assurance de la conformité

Le ministère utilise des outils progressifs d’application de la réglementation afin de s’assurer que les parcs éoliens respectent les conditions d’autorisation, notamment des mesures volontaires ou obligatoires de réduction du bruit. La façon dont les plaintes sont traitées peut varier selon l’emplacement et peut impliquer, par exemple, un contrôle continu du bruit, un plan de réduction du bruit, et l’

Le ministère inspecte aussi régulièrement les installations afin d’assurer la conformité. Si ces inspections proactives engendrent la nécessité de contrôler davantage le bruit, le ministère utilisera les outils de ce protocole pour s’assurer que les limites d’exposition au bruit sont respectées par les parcs éoliens.