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Mai 2008

PRÉVENIR LA PROPAGATION DU VIRUS DU NIL OCCIDENTAL

Le recours aux larvicides

De nombreuses municipalités se préparent à prendre des mesures pour lutter contre les moustiques porteurs du virus du Nil occidental dans le cadre de leur mandat de protection de la santé publique. Les méthodes de lutte contre les moustiques consistent à promouvoir la protection personnelle, à sensibiliser et à informer le grand public, à réduire le nombre de gîtes larvaires, à appliquer des biopesticides et – si le médecin-hygiéniste l’estime nécessaire – à utiliser des larvicides.

Bien que l’élimination des gîtes larvaires soit la mesure principale pour réduire le nombre de moustiques, on ne peut pas se débarrasser de certains plans d’eau, comme les bassins collecteurs, les bassins d’orage, les fossés et les marais. Le médecin-hygiéniste peut décider d’avoir recours aux larvicides comme mesure de prévention dans les plans d’eau stagnante où des larves ont été trouvées. En tuant les larves directement, les larvicides réduisent le nombre de moustiques adultes qui sont le vecteur du virus du Nil occidental.

Les larvicides

Le ministère de l’Environnement de l’Ontario (MEO) autorise, en vertu d’un permis, l’utilisation de trois larvicides en Ontario pour lutter contre le virus du Nil occidental. Ces larvicides, qui ont fait l’objet d’études étendues et sont approuvés par Santé Canada, ne posent de danger ni au public, ni à l’environnement s’ils sont appliqués correctement.

Le premier, le méthoprène, est un produit chimique qui empêche les larves de se développer. Les deux autres, le Bti (Bacillus thuringiensis israeliensis) et le B. sphaericus (Bacillus sphaericus), sont des bactéries qui secrètent un enzyme dans le système digestif de l’insecte qui tue le moustique. Cet enzyme n’est activé que dans le système digestif du moustique. Le B. sphaericus est plus efficace que le Bti dans les nappes d’eau polluées ou à haute teneur en substances organiques; de plus, il peut se recycler dans les larves mortes et donc avoir un effet sur les autres larves qui se développent.

L’application des larvicides

Les programmes d’application de larvicides doivent idéalement être entrepris à la fin du printemps et durant l’été. Les larvicides sont appliqués directement dans l’eau stagnante où se trouvent les larves de moustiques.

Le type de larvicide utilisé dépend du lieu à traiter. Le méthoprène est appliqué dans les bassins collecteurs situés sous les grilles de caniveau au bord des trottoirs de même que dans l’eau accumulée en surface, p. ex. fossés et nappes d’eau temporaires. Ce produit, qui se présente sous forme de liquide, de pastille ou de briquette, se répand au fond de l’eau et se dissout graduellement durant une période de 30 jours, en remontant en petites quantités à la surface où les larves l’ingèrent. Le Bti est appliqué dans les étangs et les fossés. Ce produit, qui se présente sous forme de liquide ou de granules, est répandu à la surface de l’eau stagnante. Le Bti est toxique pour les moustiques, mais pas pour les poissons et les autres organismes.

Le B. sphaericus est disponible en trois formules dont l’une, sous forme de sachet soluble dans l’eau, est utilisée dans les bassins collecteurs. Les deux autres se présentent sous forme de granules, qui sont versées dans les eaux de surface.

Toute municipalité qui entreprend un programme d’application de larvicides pour lutter contre les moustiques porteurs du virus du Nil occidental doit obtenir un permis du MEO et avertir le public à l’avance des lieux où les larvicides seront appliqués. Pour qu’un permis soit délivré, il faut une lettre du médecin-hygiéniste au niveau local confirmant que les larvicides sont nécessaires pour prévenir la propagation du virus du Nil occidental.

La réglementation en matière de pesticides

La gestion des pesticides est une responsabilité à la fois fédérale et provinciale. L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada évalue les pesticides pour déterminer s’ils sont efficaces et s’ils ne posent pas de danger. Les pesticides qui sont approuvés par l’Agence sont homologués et peuvent alors être vendus et utilisés au Canada.

Le MEO réglemente la vente, l’utilisation, le transport, l’entreposage et l’élimination des pesticides homologués par le gouvernement fédéral en Ontario en vertu de la Loi sur les pesticides et du Règlement 914 de l’Ontario. Le MEO classe les produits antiparasitaires en six catégories. Les catégories déterminent qui peut vendre et utiliser les produits antiparasitaires et de quelles restrictions leur utilisation fait l’objet (licence et/ou permis, etc.). Les municipalités doivent obtenir une licence et un permis avant d’appliquer des larvicides dans le cadre de leur programme de lutte contre les moustiques porteurs du virus du Nil occidental. De plus, les personnes chargées d’appliquer les pesticides et les larvicides doivent avoir réussi un examen et détenir un permis de lutte antiparasitaire contre les moustiques et les mouches.

Pour avoir plus de renseignements

Vous trouverez des renseignements sur les moustiques, le Bti et le méthoprène dans le site de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada, à http://www.pmra-arla.gc.ca/francais/consum/mosquitos-f.html et à http://www.pmra-arla.gc.ca/francais/pubs/fact-f.html.

Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web du ministère de l’Environnement, à www.ene.gov.on.ca, ou communiquez avec le Centre d’information du ministère de l’Environnement, au 135, avenue St. Clair Ouest, Toronto (Ontario), M4V 1P5. Téléphone : 416 325-4000 ou 1 800 565-4923

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Renseignements :
John Steele
Direction des communications
(416) 314-6666