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Mai 2003
Les spécialistes de la santé et de l’environnement associent de plus en plus les particules fines (PM2,5), ainsi que d’autres polluants précurseurs de smog, à divers troubles respiratoires et autres problèmes de santé. Par conséquent, en août 2002, l’Ontario a ajouté les PM2,5 à l’Indice de la qualité de l’air (IQA); il s’agit de la première province canadienne à prendre cette mesure.
Les particules fines constituent un terme général pour désigner un mélange
de particules microscopiques et de gouttelettes liquides. Ces particules présentent des tailles
et des formes variées - aérosols, fumée, vapeur, poussière, pollen - et
proviennent de sources diverses.
Les particules fines peuvent provenir directement d’une source donnée ou se former dans l’air
après la transformation chimique des gaz. Les particules fines se classent selon leur taille,
c’est-à-dire leur diamètre – essentiellement à cause des effets particuliers
sur la santé qu’elles provoquent.
Les PM2,5 – aussi appelées particules fines – ont un diamètre maximal de 2,5 micromètres (un micromètre = un millionième de mètre). Ces particules sont dites respirables, car elles pénètrent dans l’appareil respiratoire plus profondément que les particules plus larges. Les particules dont le diamètre maximal est de 10 micromètres sont les PM10, appelées aussi particules inhalables.
Le fait d’ajouter les PM2,5 à l’évaluation de l’IQA fera augmenter la fréquence à laquelle la qualité de l’air sera qualifiée de mauvaise. Quand les prévisions indiquent que l’air sera de mauvaise qualité, le gouvernement diffuse un préavis de smog ou un avis de smog (voir « Le programme d’alerte au smog » ci-dessous). L’inclusion des PM2,5 augmentera d’environ 10 pour cent le nombre de préavis de smog et d’avis de smog en Ontario. Cette hausse se produira que la qualité de l’air soit meilleure ou non que les années précédentes. De plus, des préavis de smog et des avis de smog pourraient être diffusés en dehors de la période allant de mai à septembre, considérée jusqu’à récemment comme la saison traditionnelle de smog.
Les variations annuelles du nombre de préavis de smog et d’avis de smog continueront de dépendre en grande partie des conditions atmosphériques. La qualité de l’air de l’Ontario est affectée largement par les émissions provenant des États-Unis, ainsi que par les émissions de sources locales. Plus de la moitié du smog qui sévit en Ontario provient de sources de pollution américaines.
Depuis 1995, le gouvernement de l’Ontario a investi plus de 5 millions de dollars dans un réseau
de surveillance de la qualité de l’air qui compte parmi les plus modernes et les mieux équipés
en Amérique du Nord. L’Ontario dispose actuellement de 37 stations de surveillance ultra modernes.
Les stations mesurent certains ou tous les polluants atmosphériques les plus courants, c’est-à-dire
le dioxyde de soufre, l’ozone au sol, le dioxyde d’azote, les composés de soufre réduit
total, le monoxyde de carbone et les PM2,5. Les données recueillies en temps réel servent à établir
l’IQA de l’Ontario et à diffuser les préavis de smog et
les avis de smog.
La concentration de chaque polluant mesuré dans les stations est représentée chaque heure par un chiffre à partir de zéro, appelé indice. Le polluant ayant la concentration la plus élevée, à l’heure donnée, devient l’IQA. Au fur et à mesure que la qualité de l’air change, l’indice augmente ou baisse. Plus l’indice est bas, plus la qualité de l’air est bonne.
L’Indice de la qualité de l’air varie entre 0 et plus de 100 comme suit :
Le ministère possède un véhicule qui se déplace partout en Ontario pour mesurer les polluants à la source du smog et évaluer leurs effets sur la qualité de l’air au niveau local. Ce véhicule est doté d’un équipement qui mesure les mêmes polluants que les stations fixes, y compris les PM2,5, ce qui permet au ministère de voir quelles régions devraient être dotées d’une station permanente. Les données de la station mobile complètent les données de l’analyseur des gaz atmosphériques à l’état de traces (TAGA) qui mesure une vaste gamme de produits chimiques toxiques et permet de contrôler si les industries se conforment aux règlements ministériels. De plus, ces analyseurs servent en cas d’intervention d’urgence à la suite de déversements de produits chimiques ou d’incendies d’origine chimique.
Lorsque les conditions météorologiques sont telles qu’on envisage un niveau élevé de smog, le ministère de l’Environnement prend des mesures pour informer le public et prévenir les personnes sensibles des risques pour leur santé. Le programme d’alerte au smog donne l’alerte en deux temps :
Le smog se compose d’ozone au sol, de gaz toxiques et de particules fines en suspension dans l’air. Il peut nuire à la santé humaine et au milieu naturel. Les substances nocives qui forment le smog proviennent de la combustion des combustibles fossiles qui se produit dans les véhicules, les centrales électriques, les chaudières d’usine et les logements. Ces substances nocives sont aussi émises par des procédés industriels, l’évaporation des carburants liquides et l’utilisation de solvants et d’autres produits volatils, comme la peinture à l’huile.
Le smog qui sévit en Ontario vient en partie d’émissions locales et en partie d’émissions
transportées par les vents depuis les États-Unis. En fait, plus de la moitié du
smog en Ontario provient de polluants de source américaine.
Quand une mauvaise qualité d’air est prévue, on peut se protéger des effets nocifs
du smog en réduisant son exposition au smog. De plus, on peut réduire la pollution en
suivant ces conseils :
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Renseignements :
Diana Arajs
Bureau du ministre
(416) 314-6736
John Steele
Ministère de l’Environnement
Direction des communications
(416) 314-6666

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