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Ozone

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Man pumping gas.

Incolore et inodore, l’ozone (O3) est un gaz très réactif qui peut absorber le rayonnement ultraviolet (UV).

Sources

L’ozone est présent dans deux couches de l’atmosphère, où il joue dans chacune un rôle bien différent. L’ozone qui se forme naturellement dans la haute atmosphère joue un rôle protecteur contre les effets nocifs du rayonnement ultraviolet du soleil. C’est le « bon » ozone. Dans la basse atmosphère, toutefois, il est un polluant invisible, qui est nocif pour l’être humain, les animaux, les plantes et les matériaux artificiels.

L’ozone de la basse atmosphère se forme lorsque des gaz, tels les oxydes d’azote (NOx), réagissent avec des composés organiques volatils (COV) dans une atmosphère chaude et exposée à la lumière du soleil. C’est pourquoi le smog est davantage un problème pendant les journées chaudes de l’été. Les oxydes d’azote sont produits par le brûlage de combustibles fossiles, tels le charbon, le pétrole, l’essence et le carburant dans les véhicules automobiles, les usines, les centrales électriques et les habitations. Ils comprennent les gaz contenant du carbone, qui sont créés par le brûlage d’essence et de solvants. Des études ont montré que l’ozone de la basse atmosphère est présent dans l’air de tous les grands centres urbains du Canada à une concentration suffisamment élevée pour pouvoir nuire à la santé.

Effets sur la santé et l’environnement

On sait, d’après des études, que l’exposition à l’ozone cause toutes sortes d’effets indésirables. Une brève exposition peut causer, entre autres, une irritation des yeux, des voies nasales et de la gorge, une toux et des maux de tête. Une exposition à une forte concentration peut causer un serrement de poitrine et une respiration sifflante. L’ozone peut aussi déclencher une crise d’asthme.
Les personnes atteintes d’une maladie respiratoire (dont l’asthme) ou d’une maladie du cœur sont plus vulnérables aux effets de l’ozone que le reste de la population. Courent également un risque les adultes en bonne santé qui font de l’exercice ou qui travaillent à l’extérieur durant de longues périodes. Il a été démontré que l’exposition à l’ozone peut conduire à un nombre accru de jours d’hospitalisation et même à un décès prématuré.

L’ozone est toxique pour les plantes et dégrade les cultures chaque année en Ontario. Entre autres dommages, il dégrade visiblement les feuilles d’une multitude de plantes cultivées, de plantes de jardin et d’arbres. L’ozone peut nuire à la photosynthèse et gêner la respiration des arbres et des plantes, ce qui réduit leur croissance et nuit à leur reproduction. D’après une étude provinciale publiée en juin 2005, intitulée Transboundary Air Pollution in Ontario, la pollution de l’air coûte à l’économie ontarienne trois milliards de dollars chaque année.

L’ozone est également un gaz à effet de serre puissant qui concourt au changement climatique.