Le smog est une forme de pollution atmosphérique. C'est une forme de pollution complexe constituée de nombreux polluants, mais dont les deux principaux ingrédients sont l'ozone au niveau du sol (O3) et les particules (PM).
Quand nous entendons le mot smog, beaucoup d'entre nous se représentent la " soupe " chimique qui apparaît souvent sous forme de brume brunâtre-jaune qui surmonte les villes. Mais le smog n'est pas toujours visible. C'est un mélange de polluants atmosphériques, dont des gaz et des particules trop petites pour qu'on les voie.
Le smog peut se former dans presque tout climat où les industries et les villes dégagent beaucoup de pollution. C'est toutefois pire pendant les périodes de temps chaud et ensoleillé, quand la haute atmosphère est chaude.
Voici quelques sources courantes de polluants contribuant au smog :
Sources industrielles
Sources ménagères
Les contaminants qui créent le smog sont libérés pendant la combustion des carburants ou combustibles fossiles dans nos véhicules, nos centrales électriques, les chaudières de nos usines et de nos maisons. Ils sont aussi rejetés par les procédés industriels, l'évaporation des combustibles liquides et l'utilisation des dissolvants et d'autres produits volatils comme les peintures à l'huile. Des polluants comme l'oxyde d'azote, l'anhydride sulfureux et les composés organiques volatils se mélangent avec la lumière du soleil pour former l'ozone au niveau du sol.
La plupart des problèmes de smog de l'Ontario résultent d'une combinaison d'émissions et de polluants locaux transportés par le vent en provenance des sources de pollution des États-Unis. Plus de la moitié de notre problème de smog découle des activités exercées au sud de la frontière.
Le smog sévit dans plusieurs villes de l'Ontario et constitue une menace pour la santé de l'être humain. Comme le smog se déplace avec le vent, les zones tant urbaines que rurales peuvent connaître des journées à smog. Dans l'ensemble, le smog est nocif tant pour le système respiratoire (poumons) que pour le système cardiovasculaire (cœur). Il aggrave les problèmes de cœur, la bronchite, l'asthme et d'autres problèmes des poumons. Le smog réduit la fonction pulmonaire et ce, même chez les personnes en bonne santé. Même à de faibles niveaux, l'ozone au niveau du sol et les fines particules sont nocifs. Il n'existe pas de niveau " sécuritaire " de smog.
L'ozone au niveau du sol est particulièrement nocif pour les personnes âgées, les enfants et les gens ayant des affections du cœur et des poumons, comme l'emphysème, la bronchite et l'asthme. Il peut irriter les voies respiratoires, réduire la capacité utile des poumons, causer la dyspnée, de la douleur quand on inhale profondément, respire bruyamment et tousse. Il peut irriter les yeux et le nez. Il assèche les membranes protectrices du nez et de la gorge et réduit l'aptitude du corps à combattre l'infection, ce qui accroît la prédisposition à la maladie.
Quand la quantité d'ozone au niveau du sol augmente, il en va de même du nombre de visites à la salle d'urgence et d'admissions à l'hôpital. Cette situation peut même provoquer une mort prématurée.
Les particules (P) forment une fine poussière créée quand nous brûlons des carburants et combustibles fossiles pour faire fonctionner nos véhicules et produire de l'électricité. Les carrières qui extraient du gravier pour fabriquer du béton et du ciment engendrent aussi des particules.
Plus la particule est petite, plus on peut l'inhaler profondément, d'où le danger que présentent les fines particules en suspension dans l'air. D'ordinaire, les grosses particules se déposent dans la bouche et dans le nez, alors que les fines particules peuvent se loger dans les poumons. Une fois dans les poumons, les particules peuvent abaisser la capacité utile des poumons et aggraver les symptômes respiratoires comme la respiration bruyante, la toux et la dyspnée.
Quand il y a plus de particules dans l'air, le taux de mortalité augmente.
De récents rapports concluent qu'en 2005 le smog a causé en Ontario plus de 29 millions de maladies mineures, 59 000 visites à la salle d'urgence, 16 000 admissions à l'hôpital et plus de 5 800 morts prématurées. On estime qu'en Ontario les coûts environnementaux, les coûts des soins de santé et les coûts de société attribuables au smog s'élèvent à 10,8 milliards de dollars par an. Si la tendance actuelle se poursuit, ces chiffres s'élèveraient, d'ici à 2015, à plus de 38 millions de maladies mineures, 87 000 visites à la salle d'urgence, 24 000 admissions à l'hôpital et 10 000 morts prématurées.
Le smog touche chacun et chacune d'entre nous, mais il est particulièrement nocif pour les enfants : Les poumons des enfants se développent encore. Les enfants ont des voies respiratoires plus petites et respirent plus vite que les adultes. En outre, ils passent plus de temps à l'extérieur en été. Tous ces facteurs accroissent leur risque d'inhaler plus d'air pollué.
Personnes asthmatiques : Leur fonction pulmonaire est déjà mauvaise. L'ozone au niveau du sol et les particules peuvent causer dans les poumons une irritation qui peut aggraver les symptômes ou déclencher une crise d'asthme.
Personnes âgées : Elles sont particulièrement vulnérables, non seulement parce qu'elles risquent davantage d'avoir déjà un trouble de la santé. Le smog est très dangereux pour les personnes âgées ayant de l'asthme, une broncho-pneumopathie chronique obstructive, un emphysème, une bronchite, une cardiopathie ou des artères durcies. Les personnes âgées qui fument ou qui sont très actives à l'extérieur doivent faire preuve d'une grande prudence.
Les gens qui travaillent ou font de l'exercice à l'extérieur : Quand on fait de l'exercice, on respire plus fortement et surtout par la bouche (l'air n'est plus filtré par le nez) et l'on inhale donc plus d'air pollué. Vous pensez peut-être que c'est bon pour le corps de courir à petites foulées dans une rue encombrée d'une ville, mais, de fait, vous exposez vos poumons à des risques accrus.
Parmi les autres personnes qui doivent faire attention pendant les journées de smog, citons celles qui ont des allergies, les femmes enceintes, les fumeurs et fumeuses, ainsi que les personnes ayant une maladie des poumons et du cœur.
Vous pensez peut-être que vous ne pouvez rien faire au sujet de l'air que vous respirez. Il existe toutefois des moyens faciles de vous protéger contre le smog et la pollution atmosphérique.
Signes d'une éventuelle action nocive du smog :
Vous pouvez beaucoup contribuer à améliorer la qualité de l'air et à réduire le smog. Les polluants qui causent du smog proviennent de nombreuses sources. La cause en est la combustion de carburants et de combustibles fossiles pour faire fonctionner les voitures et produire de l'énergie. Les moyens les plus faciles de réduire notre contribution au smog consistent à réduire notre utilisation de véhicules à essence et à économiser l'énergie.
L'indice de la qualité de l'air (IQA) évalue le degré de pureté de l'air. Il est communiqué par le ministère de l'Environnement, qui surveille chaque jour la qualité de notre air. L'IQA rend compte des polluants atmosphériques suivants :
L'échelle de l'IQA va de 0 à 100. Les chiffres les plus élevés correspondent à des risques plus élevés. On établit un préavis de smog quand il y a 50 p. 100 de chances qu'il surviendra un jour de smog au cours des trois prochains jours. Si l'on s'attend à ce que l'IQA dépasse 50 au cours des 24 prochaines heures, on émettra une alerte au smog (ou un avis de smog). Pour vous informer sur les niveaux de l'IQA dans votre collectivité, veuillez communiquer avec le ministère provincial de la Santé.
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Dernière mise à jour le 13 août 2009.