
L'origine du dépôt de BPC de Pottersburg est reliée aux travaux de dépollution du terrain de l'usine Westinghouse, à London, et des cours d'eau situés en aval (canal de drainage Walker et ruisseau Pottersburg Creek), qui ont été réalisés entre 1984 et 1987. Le ministère de l'Environnement s'est lui-même chargé des travaux, parce qu'il voulait qu'ils soient réalisés rapidement et prudemment, pour que l'environnement et la santé publique ne soient plus en danger.
Chaque année, le ministère prélève des poissons dans des milliers de lacs et de rivières, aux quatre coins de l'Ontario, et les analyse pour dépister toutes sortes de substances, dont le mercure et les dioxines.
La concentration élevée de BPC a été décelée la première fois lors d'une analyse de routine des tissus de poissons prélevés dans la rivière Thames, près du ruisseau Pottersburg. Après cette découverte, de nombreuses études ont été réalisées pour trouver la source des BPC et déterminer l'ampleur du problème.
Il fut révélé que les usines autour du ruisseau Pottersburg étaient les sources de BPC. Le ministère a ensuite pris des mesures pour que les BPC soient enlevés de ces endroits et stockés à un endroit sûr.
Le gouvernement a créé, en 1985, un comité d'examen technique composé de membres du public, d'experts scientifiques et de fonctionnaires. Le comité a élaboré un plan pour dépolluer et remettre en état le ruisseau Pottersburg et les zones touchées autour de celui-ci.
Au cours des deux années qui ont suivi, les BPC ont été enlevés du canal de drainage Walker, du ruisseau Pottersburg et des terrains situés le long du ruisseau.
La terre et les sédiments contaminés par des BPC ont été stockés à un endroit clôturé, sûr et surveillé, qu'on connaît aujourd'hui en anglais sous le nom de Pottersburg PCB Storage Site (dépôt de BPC de Pottersburg).
Les installations comprennent quatre cellules de stockage, aménagées pour y stocker des BPC en toute sécurité, jusqu'à ce qu'ils puissent être détruits. Les cellules contiennent 35 500 mètres cubes (78 000 tonnes) de terre, de sédiments et de débris contaminés par des BPC, soit environ 2 100 chargements de camion. Les installations ont une superficie totale de 11 acres.
Le dépôt comprend plusieurs dispositifs qui garantissent la sûreté du stockage des déchets, dont une toile de fond synthétique assortie d'une couche d'argile, une zone de détection des fuites et un dispositif de collecte du « lixiviat » (le liquide qui provient de la percolation de l'eau à travers les déchets). La concentration de BPC dans la zone de collecte du lixiviat et la zone de détection des fuites se trouve sous la limite fixée par les Normes de qualité de l'eau potable de l'Ontario. Toutefois, comme protection supplémentaire, le lixiviat subit une filtration, puis les eaux filtrées sont analysées pour être sûr qu'elles sont exemptes de BPC avant d'être évacuées dans l'égout sanitaire.
Le ministère surveille les cellules de stockage et retient les services d'un consultant qualifié, qui vérifie chaque mois les nombreux puits de surveillance du terrain.
Lors des travaux de dépollution, il n'y avait pas de technique de destruction des BPC, ni de lieux approuvés où les BPC auraient pu être détruits sans danger. La seule option était de stocker les BPC à un endroit sûr. Au fil des ans, de nouvelles techniques ont été mises au point, mais leur coût était bien trop élevé pour la destruction de la quantité de BPC stockée au dépôt de Pottersburg.
Il existe aujourd'hui des méthodes sûres et efficaces pour détruire définitivement les BPC, et ces méthodes sont d'un prix abordable et d'un bon rapport coût-efficacité. Le temps est donc venu d'enlever les BPC du dépôt de Pottersburg.
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Dernière mise à jour le 04 septembre 2008.