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Le 20 avril 2009
Les mesures de protection des Grands Lacs et du lac Simcoe, la réduction des substances toxiques et la lutte contre le changement climatique font partie des priorités environnementales de premier plan du gouvernement de l’Ontario. Ce rapport met l’accent sur l’enrichissement en phosphore, les pluies acides, les substances toxiques et le changement climatique, car l’information sur ces enjeux joue un rôle essentiel dans la détermination des priorités.
Les résultats de la surveillance révèlent que les mesures prises par le gouvernement dans le but d’améliorer la qualité de l’eau s’avèrent efficaces, mais qu’il faut en faire davantage, notamment en raison du changement climatique. Le rapport signale précisément que :
POURQUOI EST-IL IMPORTANT DE SURVEILLER LA QUALITÉ DE L’EAU?
La surveillance de la qualité de l’eau permet d’analyser dans quelle mesure les investissements et les efforts des gouvernements, de l’industrie et de la population réussissent à protéger la qualité de l’eau de l’Ontario. Les programmes de surveillance gouvernementaux suivent les conditions générales de l’environnement et fournissent des renseignements élémentaires sur la qualité des ressources hydriques de toute la province. La population ontarienne a besoin de cette information pour comprendre l’état de l’environnement, les répercussions de ses activités et les progrès réalisés envers la protection des ressources hydriques. Les renseignements obtenus par le biais de cette surveillance permettent de prioriser les grandes questions et de choisir les zones géographiques où il faut concentrer la gestion efficace des ressources hydriques.
COMMENT LA SURVEILLANCE PERMET-ELLE DE PROTÉGER L’EAU?
Les programmes lancés dans les années 70 ont réduit la teneur en phosphore des Grands Lacs et d’un bon nombre de cours d’eau et de plans d’eau intérieurs. Ils se poursuivent dans le bassin versant du lac Simcoe grâce à l’adoption de la Loi de 2008 sur la protection du lac Simcoe. La réduction à environ 44 tonnes par an du montant de phosphore pénétrant dans le lac Simcoe est l’une des initiatives cruciales du gouvernement envers l’amélioration de la santé de l’écosystème du lac. La surveillance de longue durée décrite dans ce rapport a permis de fixer cet objectif. Elle suivra la progression du rétablissement du lac Simcoe. Elle nous aidera à déterminer de nouveaux objectifs en matière de teneur en phosphore des Grands Lacs, d’autant plus que ces derniers réagissent davantage aux charges en phosphore en raison des effets des espèces envahissantes.
On prend sans cesse des mesures visant à limiter les émissions de polluants atmosphériques qui causent les pluies acides. Les résultats obtenus dans les lacs de la région de Sudbury démontrent une nette amélioration de la qualité de l’eau, cependant, les pluies acides y demeurent un problème, ainsi que dans d’autres lacs du Nord et du Centre de l’Ontario. En plus, les scientifiques ont remarqué une diminution du calcium neutralisateur des acides dans le bassin versant. Il devient évident que le rétablissement des lacs de l’acidification est étroitement lié au changement climatique. La progression à long terme du rétablissement environnemental fait l’objet d’études permanentes qui sont pertinentes à l’échelon régional, provincial, national et international puisqu’elles servent de fondement aux ententes portant sur les polluants atmosphériques émis en Ontario et qui arrivent d’autres provinces et pays.
Bien que les règlements gouvernementaux aient considérablement réduit les émissions industrielles de substances toxiques, certaines substances toxiques demeurent encore dans l’environnement parce qu’elles ont une grande longévité, qu’elles sont encore utilisées dans certains produits et qu’il est difficile de nettoyer les zones contaminées. On trouve des concentrations de plus en plus fortes des matériaux qui ont remplacé les matières interdites, ou qui sont maintenant utilisés. Le 7 avril 2009, le gouvernement de l’Ontario a déposé un projet de loi visant à réduire davantage les substances toxiques dans l’atmosphère, les sols et l’eau. Ce projet de loi prévoit un cadre de référence pour les établissements qui devront prendre des mesures afin de réduire les substances toxiques, c’est-à-dire qu’ils devront suivre et mesurer les substances toxiques qu’ils utilisent et produisent, préparer des plans de réduction et rendre des comptes au gouvernement. Les données de surveillance facilitent l’élaboration de telles stratégies et aident à mesurer leur efficacité en faisant un suivi de la teneur toxique de l’environnement. On peut suivre efficacement les tendances des substances toxiques en surveillant la pêche sportive et les sédiments.
Les modèles de changement climatique prévoient toute une gamme de répercussions sur les ressources hydriques ontariennes, notamment des niveaux d’eau plus bas, une eau plus chaude, des événements météorologiques extrêmes, une plus grande sécheresse et érosion, et plus d’inondations. Les conclusions de la surveillance signalent que le réchauffement climatique touche déjà les ressources hydriques ontariennes. Par exemple, les types d’algues que l’on trouve dans les lacs du Nord de l’Ontario changent en raison de la température atmosphérique plus chaude et de la durée plus longue des saisons sans glace. La surveillance des effets du changement climatique mène à l’élaboration de stratégies d’adaptation qui serviront à protéger les ressources hydriques en prévision des changements climatiques futurs.
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Dernière mise à jour le 20 avril 2009.