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Le 21 juin 2004
En juin 2000, le gouvernement ontarien s’est engagé, tout comme ses homologues fédéraux, provinciaux et territoriaux, à adopter les Standards pancanadiens relatifs aux particules et à l’ozone. Cet engagement entraînera une amélioration de la qualité de l’air dans toute la province. Le présent document décrit le Plan ontarien d’assainissement de l’air et sert de plan de mise en œuvre des Standards pancanadiens relatifs aux particules et à l’ozone en Ontario.

Le smog touche chacun de nous. Il a une incidence sur notre santé et sur l’environnement. Bien qu’environ la moitié du smog en Ontario provienne des États-Unis, la province se doit d’agir.
Le présent document décrit les mesures que prend l’Ontario pour réduire le smog. Bon nombre d’entreprises et de citoyens et citoyennes de la province ont déjà pris des mesures pour réduire les émissions à l’origine du smog, mais cela ne suffit pas.
Le gouvernement ontarien s’est notamment engagé à remplacer ses centrales thermiques alimentées au charbon par des sources d’énergie plus propres. Ces centrales sont certes d’importantes sources d’émissions génératrices de smog, mais elles ne sont pas les seules.
Le gouvernement en place consulte donc des experts sur l’élaboration de plafonds d’émissions à l’intention des secteurs industriels clés et travaille à améliorer le programme Air pur Ontario pour rendre encore plus efficace sa démarche de réduction des émissions génératrices de smog provenant des véhicules.
Pour atteindre les ambitieux objectifs de réduction du smog de la province, nous devons prendre des mesures efficaces de réduction des émissions génératrices de smog. J’espère que tous et chacun se joindront à nos efforts et j’attends avec impatience vos bonnes idées sur la façon d’atteindre nos objectifs, voire de les dépasser.
J’espère sincèrement que le présent document ne fera pas qu’informer, mais qu’il servira aussi d’inspiration. Il nous incombe à tous et à toutes de veiller à la salubrité de l’air que nous respirons.
Veuillez agréer l’expression de mes meilleurs sentiments.
La ministre de l’Environnement,
Leona Dombrowsky
1.0 Un appel à l’action : smog, santé et environnement
1.1 La santé humaine
1.2 La salubrité de l’environnement
2.0 Le smog et ses sources
2.1 Quatre polluants clés
2.2 Les sources de smog en Ontario
2.2.1 L’inventaire des émissions de l’Ontario - Estimations
de 2001
2.3 La pollution atmosphérique transfrontalière
3.0 Les objectifs de réduction du smog de l’Ontario
4.0 La stratégie de réduction du smog de l’Ontario
4.1 Les acteurs clés
4.2 La démarche de l’Ontario
4.3 Les mesures fédérales et la stratégie ontarienne
de réduction du smog
4.4 Les mesures américaines et la stratégie ontarienne
de réduction du smog
5.0 Bilan de la situation et écarts à combler
6.0 Ce que fait l’Ontario pour respecter ses engagements en matière de réduction du smog
7.0 Planifions l’avenir
8.0 Annexe
Le smog influe sur la santé humaine et la salubrité de l’environnement. Les scientifiques ont constaté qu’il n’y avait pas de niveau d’exposition à la pollution par le smog qui ne présente aucun danger pour la santé. La pollution atmosphérique liée au smog est en effet associée à des incidences sur la santé telles que la mort prématurée, les troubles cardio-respiratoires et la bronchite. L’Ontario Medical Association (OMA) a d’ailleurs publié un rapport dans lequel on étudiait deux composantes clés du smog : l’ozone et les particules. On concluait dans ce rapport qu’en 2000, 1 900 morts prématurées, 9 800 admissions à l’hôpital et 13 000 visites au service des urgences pouvaient être attribuées à ces polluants atmosphériques, et que l’on pouvait prévoir des incidences plus importantes dans les années à venir si aucune nouvelle mesure n’était adoptée. L’OMA estimait par ailleurs que cet état de chose coûtait au réseau de santé et à l’économie de la province plus d’un milliard de dollars par année en admissions à l’hôpital, en visites au service des urgences et en journées d’absence au travail. L’OMA estime que la pollution atmosphérique coûte aux citoyennes et citoyens de la province, au total, environ 10 milliards de dollars par année, si on tient compte du coût des souffrances subies et des décès prématurés.
L’OMA signale également que les enfants sont plus vulnérables au smog que les adultes. De manière générale, les enfants passent plus de temps à l’extérieur pendant la saison du smog et ils ont une respiration plus rapide, ce qui veut dire que leurs poumons absorbent plus d’air. Les tout-petits sont particulièrement vulnérables parce que leurs poumons ne sont pas encore complètement développés. Les personnes âgées et celles qui souffrent de maladies cardiaques et pulmonaires sont également plus vulnérables aux particules fines contenues dans le smog.
On a constaté que le smog dégrade les forêts, les cultures agricoles et la végétation naturelle. Les polluants à l’origine du smog contribuent également à la corrosion des matériaux tels que le caoutchouc et la pierre. On sait qu’en Ontario, l’ozone, une des principales composantes du smog, abîme davantage la végétation que tout autre polluant. On observe fréquemment les dommages causés par l’ozone sur les plantes de grande culture, telles que les haricots et autres légumineuses dans les principales zones de culture agricole du Sud de l’Ontario. On estime d’ailleurs que les concentrations élevées d’ozone coûtent aux cultivateurs ontariens de plantes agricoles et ornementales jusqu’à 70 millions de dollars par année en pertes de rendement et en effets associés.

Le smog est un mélange épais de polluants atmosphériques qui sont parfois visibles, parfois invisibles. Les deux principaux ingrédients du smog sont l’ozone au niveau du sol (O3) et les particules (PM).
L’ozone (O3) est le résultat de réactions chimiques qui se produisent quand des oxydes d’azote (NOx) et des composés organiques volatils (COV) se combinent en présence de lumière solaire. C’est donc pour cette raison que l’on donne aux oxydes d’azote et aux composés organiques volatils le nom de « précurseurs de l’ozone ». L’ozone au niveau du sol se distingue de l’ozone stratosphérique. Bien que les deux formes soient chimiquement identiques, l’ozone de la haute atmosphère se trouve à une altitude de 20 à 50 kilomètres et protège la Terre des effets dommageables des rayons ultraviolets du soleil. Tout au long du présent document, l’utilisation du terme ozone fait référence à l’ozone au niveau du sol.
NOx + COV + rayonnement solaire = O3
Les particules se composent de particules solides et de gouttelettes de taille microscopique. Dans le contexte de la qualité de l’air, les particules sont classifiées en deux classes granulométriques : PM2,5 et PM2,5-10 (voir l’encadré). En parlant des sources de particules, les scientifiques font la distinction entre les particules primaires et secondaires : les particules primaires sont émises directement par diverses sources de combustion et de non-combustion. Les particules secondaires, telles que les sulfates, les nitrates et le carbone organique, se forment dans l’atmosphère à partir de gaz précurseurs tels que le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d’azote (NOx), les composés organiques volatils (COV) ou l’ammoniac (NH3). À l’opposé de l’ozone, qui se forme surtout durant l’été, les particules se trouvent à des concentrations élevées quel que soit le temps de l’année.
PM2,5 et PM2,5-10
Pour réduire le smog, il est important de savoir comment il se forme. Il est essentiel, pour atténuer l’incidence de smog, de réduire les émissions de quatre polluants clés à l’origine du smog :
NOX — SO2 — COV — PM
La réduction des émissions de ces quatre polluants clés est le but premier des initiatives de réduction du smog de l’Ontario. Les stratégies de réduction du smog mettent l’accent sur les principales sources d’émission de ces polluants.
La moitié, en moyenne, des défis que pose le smog en Ontario sont associés aux émissions provenant de sources se trouvant à l’intérieur de la province. Les oxydes d’azote sont principalement issus du secteur des transports (véhicules, moteurs tout terrain et autres sources liées au transport). Le dioxyde de soufre est un des principaux polluants issus de la fonte des métaux et de la production d’électricité. Chaque fois que nous démarrons notre voiture, nous rejetons des composés organiques volatils dans l’atmosphère. Une variété de produits, allant des peintures aux solvants de nettoyage, en libèrent également dans le milieu environnant.
Les tableaux suivants montrent les sources des quatre principaux polluants à l’origine du smog en Ontario :

Dans certains secteurs de la province, quelques sources ponctuelles
(grandes installations industrielles) sont responsables d’une forte
proportion de la pollution par le smog. Le secteur de l’électricité,
par exemple, rejette 15 % des émissions d’oxydes d’azote
de la province et 25 % de celles de dioxyde de soufre. De même,
dans le secteur de la fonte des métaux de l’Ontario, deux
installations industrielles représentent environ la moitié
des émissions de dioxyde de soufre de la province. Il est
possible de réduire considérablement les émissions
de sources ponctuelles en incitant un petit nombre d’émetteurs
à diminuer leurs émissions ou en exigeant qu’ils le
fassent. La démarche de réduction du smog de l’Ontario
s’attaque donc d’abord aux sources ponctuelles importantes.
Faisant contraste avec les sources ponctuelles sont les sources
étendues ou mobiles, où un grand nombre de petites
sources d’émission sont dispersées sur une grande
superficie. Le secteur des transports représente plus de
60 % des émissions d’oxydes d’azote, 29 % des émissions
de composés organiques volatils et 10 % des émissions
de particules fines en Ontario.
La pollution à l’origine du smog en Ontario ne provient pas entièrement de sources ontariennes. Environ la moitié de la totalité du smog est transportée en Ontario par des vents dominants en provenance des États du Midwest américain. Même si on arrêtait le moteur de tous les véhicules et si on cessait l’exploitation de toutes les usines de la province, il y aurait encore suffisamment de pollution importée d’ailleurs pour donner lieu à une alerte au smog dans certaines parties de la province. C’est que l’Ontario partage son bassin atmosphérique avec quelque 200 centrales alimentées au charbon et industries diverses (voir la carte) du Midwest américain, une zone qui réunit des États tels que le Michigan, l’Indiana, l’Illinois, l’Ohio et le Missouri.

L’Ontario s’est engagé à réduire ses émissions d’oxydes d’azote et de composés organiques volatils de 45 % par rapport aux niveaux de 1990, d’ici 2015. Cet objectif a été adopté dans le but d’atteindre une réduction de 75 % des dépassements moyens de O3 (en supposant des réductions comparables aux É.-U.) du critère ontarien de qualité de l’air ambiant pour l’ozone sur une heure, qui a été fixé à 80 parties par milliard. L’Ontario a également établi un objectif de réduction intermédiaire de 25 % des émissions d’oxydes d’azote et de composés organiques volatils par rapport aux niveaux de 1990, lequel devra être atteint d’ici 2005. Il a par ailleurs fixé un objectif de réduction des émissions contribuant à la formation de particules, soit 10 % d’ici 2015 (par rapport au niveau de référence de 1990).
Plus de 130 organismes ont participé à l’élaboration de ces objectifs sous l’égide du Plan de lutte contre le smog de l’Ontario
L’Ontario signait, en 1998, la Stratégie pancanadienne sur les émissions acidifiantes après l’an 2000, qui engageait la province à remplir l’objectif à long terme de se conformer aux seuils environnementaux de charges critiques pour les retombées acides au Canada. La diminution des émissions de dioxyde de soufre pour réduire les pluies acides a également des répercussions bénéfiques sur les taux de smog en Ontario.
Dans le cadre de cette stratégie, l’Ontario s’est engagé, en 2000, à réduire ses émissions de dioxyde de soufre de 50 % de plus que le plafond fixé dans le cadre du programme Les pluies acides, un compte à rebours de 1985 et ce, d’ici 2015. L’objectif que s’est fixé l’Ontario pour 2015 se traduira par une réduction de 80 % par rapport aux niveaux de référence de 1980.
Le 7 juin 2000, le Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME) avalisait les Standards pancanadiens (SP) relatifs aux particules et à l’ozone. Les standards avalisés comportent des objectifs numériques de réduction des particules fines et de l’ozone, ainsi qu’un calendrier de réalisation de ces objectifs.
Particules fines : L’objectif à atteindre pour l’air ambiant d’ici 2010 est une concentration moyenne de 30 µg/m3 (microgramme/mètre cube), calculée sur 24 heures. Cet objectif est exprimé sur trois ans des 98e centiles annuels des niveaux moyens calculés sur 24 heures.
Ozone : L’objectif à atteindre pour l’air ambiant d’ici 2010 est une concentration moyenne de 65 ppm, calculée sur 8 heures. Cet objectif est exprimé en moyenne sur trois ans du quatrième niveau annuel le plus élevé sur 8 heures. Dans les dispositions des standards (2000) relatifs à la pollution transfrontalière, il est énoncé que :
« pour l’Ontario, une réduction de 45 % des émissions de dioxydes d’azote et de composés organiques volatils par rapport aux niveaux de 1990 d’ici 2010 ou plus tôt (sous réserve de négociations fructueuses avec les É.-U.) sera considérée comme un niveau d’effort approprié de la part de la province vers l’atteinte des standards relatifs à l’ozone. Toute concentration d’ozone ambiant supérieure aux standards en Ontario sera présumée être imputable au mouvement transfrontalier d’ozone et de ses précurseurs en provenance des É.-U. ».
Il incombe donc au Canada de s’attaquer aux mouvements transfrontaliers.
Plans de mise en œuvre des standards pancanadiens : Les signataires des Standards pancanadiens sont tenus de publier des plans de mise en œuvre des standards relatifs aux PM2,5 et à l’ozone d’ici l’échéance de 2010. Le présent document constitue le plan de mise en œuvre du gouvernement de l’Ontario. Il donne un aperçu des réductions réalisées à ce jour et de la voie que prend la province pour atteindre les standards pancanadiens relatifs aux PM2,5 et à l’ozone.
Tableau 1: Aperçu des objectifs de réduction du smog de l’Ontario
| NOx | SO2 | COV | PM | |
|---|---|---|---|---|
| Objectif de réduction | 45 % d’ici 2015 (par rapport aux niveaux de 1990) | 50 % d’ici 2015 (par rapport à la limite stipulée dans Les pluies acides, un compte à rebours) | 45 % d’ici 2015 (par rapport aux niveaux de 1990) | 10% d’ici 2015 (par rapport aux niveaux de 1990) |
| Objectif intermédiaire | 25 % d’ici 2005 (par rapport aux niveaux de 1990) | 25 % d’ici 2005 (par rapport aux niveaux de 1990) |
La stratégie de lutte contre le smog adoptée par la province doit aborder le problème de la diversité des sources d’émissions génératrices de smog en Ontario (smog d’origine locale et transfrontalière). Le gouvernement a entrepris une stratégie globale de réduction du smog à multiples facettes, qui s’attaque à plusieurs polluants, fournit des incitatifs à tous les secteurs de l’économie et vise les secteurs qui produisent le plus d’émissions, y compris le secteur de la production d’électricité, le secteur des transports, le secteur industriel et le secteur résidentiel.
La lutte contre le smog a des bienfaits associés
Les polluants à l’origine du smog sont souvent responsables d’autres problèmes de qualité de l’air. Ainsi, les oxydes d’azote contribuent aussi à la formation des pluies acides.
Comme ce sont souvent les mêmes processus de combustion qui rejettent les polluants à l’origine du smog, des pluies acides et des changements climatiques, réduire la pollution atmosphérique imputable à un seul processus ou à une seule activité peut entraîner diverses améliorations de la qualité de l’air que nous partageons tous.
Les programmes tels qu’Air pur Ontario, le programme d’inspection des gaz d’échappement et d’entretien des véhicules de l’Ontario, sont conçus pour tirer profit de ces dits bienfaits associés. Le programme permet de réduire les émissions de NOx, de SO2, de COV, de PM2,5 et de CO2 qui, individuellement ou en association, contribuent au smog, aux pluies acides et aux changements climatiques.
L’Ontario veut réduire considérablement ses niveaux
de smog, mais pour ce faire, il doit compter sur une coopération
étroite entre diverses parties.
Le gouvernement de l’Ontario est toujours aussi déterminé
à remplacer les centrales alimentées au charbon et
il le fera de façon à protéger l’approvisionnement
en électricité. Il vise toujours à remplacer
le charbon d’ici 2007. Il travaille donc à l’élaboration
de nouveaux programmes encourageant l’adoption de mesures de conservation
et il compte identifier les sources possibles d’énergie les
plus propres et les plus abordables en Ontario, qu’il développera
sous la régie publique, pour remplacer le charbon.
Il a également pris des mesures pour améliorer les
normes d’émissions relatives à une vaste gamme de
polluants associés au smog, et pour établir des seuils
annuels d’émission d’oxydes d’azote et de dioxyde de soufre
à l’intention de sept sous-secteurs d’activité industrielle.
Le gouvernement ontarien agit sur plusieurs fronts :
Les municipalités ont un rôle clé à jouer
dans la lutte contre le smog en Ontario. Elles peuvent en effet adopter
de bonnes pratiques de planification et faire preuve de leadership
dans leurs politiques d’achat et dans l’application de leurs règlements.
Les municipalités peuvent également jouer un rôle
de premier plan dans l’éducation du public et les efforts d’action
directe.
Les secteurs industriels doivent jouer un rôle important dans
les efforts de réduction du smog. La mise en œuvre de pratiques
exemplaires devrait réduire considérablement le smog
et ses précurseurs.
Les particuliers peuvent aider à réduire le smog dans
la province en veillant à ce que leur véhicule soit
inspecté et entretenu correctement, en prenant l’habitude de
conserver l’énergie et en achetant des produits à haut
rendement énergétique, et en faisant des efforts pour
réduire les émissions polluantes en général.
En tenant compte des répercussions sur l’environnement de divers
produits, les décisions d’achat de tous les jours peuvent mener
à une protection accrue de l’environnement.
Le gouvernement fédéral peut aider l’Ontario en négociant
avec les États-Unis des réductions des émissions
transfrontalières, et en établissant des normes et des
exigences nationales.
Les émissions en provenance des États-Unis représentent
une proportion considérable du défi de réduction
du smog de l’Ontario. Les programmes qui ciblent les émissions
américaines aideront donc la province à respecter ses
engagements en matière de qualité de l’air. De même,
toute initiative de réduction du smog en Ontario profitera
à nos voisins du Québec, des provinces Atlantiques et
des États américains du Nord-Est.
On trouvera aux paragraphes suivants un aperçu des principales initiatives lancées par le gouvernement ontarien pour réduire les émissions à l’origine du smog. Les mesures gouvernementales peuvent être regroupées dans les catégories suivantes :
1. Mesures réglementaires
2. Direction gouvernementale
3. Mesures incitatives
4. Éducation du public et action directe
5. Incitation à la prise d’engagements non régis par
des règlements
6. Renforcement des capacités
La province encourage également le gouvernement fédéral à intervenir là où des outils fédéraux de réduction des émissions seraient les plus efficaces et à amorcer des pourparlers avec les États-Unis au sujet des mesures transfrontalières de lutte contre le smog, là où de telles mesures seraient nécessaires et appropriées.
Les initiatives suivantes contribuent à réduire les
émissions génératrices de smog, tout en formant
les composantes de base du plan ontarien de mise en œuvre des mesures
de réduction nécessaires pour atteindre les standards
pancanadiens relatifs aux particules et à l’ozone.
On trouvera une liste détaillée et exhaustive de ces
mesures au tableau 2 et à l’annexe (Inventaire des mesures
d’assainissement de l’air adoptées par l’Ontario).
Tableau 2. Les efforts de réduction du smog de l’Ontario
| INITIATIVE | NOx | SO2 | PM2.5 | COV |
|---|---|---|---|---|
| Initiative réglementaire | ||||
| Limites de rejets à l’intention des services publics (Règlements de l’Ontario 397/01 et 396/01) | X | X | ||
| Ligne directrice à l’intention des installations industrielles concernant les rejets d’oxydes d’azote (directive A-9) | X | |||
| Règlement sur la centrale de Lakeview (Règlement de l’Ontario. 396/01) | X | X | X | |
| Réduction des rejets de dioxyde de soufre provenant des fonderies (arrêtés d’intervention) | X | |||
| Air pur Ontario (Règlement de l’Ontario 361/98) | X | X | X | X |
| Patrouille anti-smog de l’Ontario (Règlement de l’Ontario 361/98) | X | X | X | X |
| Réduction des COV – Règlement visant à limiter et à réduire les émissions émanant de l’essence (Règlement de l’Ontario 271/91) | X | |||
| Récupération (1re étape) des vapeurs d’essence dans les transferts en vrac (Règlement de l’Ontario 455/94) | X | |||
| Normes sur la qualité de l’air (Règlement de l’Ontario 346) | X | X | X | |
| Échanges de droits d’émission visant une réduction (Règlement de l’Ontario 397/01) | X | X | ||
| Direction gouvernementale | ||||
| Investissements dans les transports en commun | X | X | X | X |
| Utilisation de combustibles de remplacement dans les parcs automobiles gouvernementaux | X | X | X | X |
| Programme d’intervention en cas d’alerte au smog | X | X | X | X |
| Mesures incitatives d’assainissement de l’air | ||||
| Remboursement de la taxe de vente au détail pour les systèmes héliotechniques | X | X | X | |
| Remboursement de la taxe de vente pour les véhicules alimentés aux carburants de remplacement | X | X | X | X |
| Encouragements fiscaux à l’intention des producteurs d’énergie propre | X | X | X | |
| Crédit d’impôt pour l’économie de carburant | X | X | X | X |
| Exemption de la taxe sur les carburants pour le biodiésel | X | X | X | X |
| Exemption de la taxe sur l’essence pour l’éthanol | X | X | X | X |
| Exemption des taxes sur les carburants pour le gaz naturel | X | X | X | X |
| Réduction de la taxe sur les carburants pour le propane | X | X | X | X |
| Accent sur les projets de nouvelles énergies renouvelables | X | X | X | |
| Développement de l’énergie éolienne et hydraulique sur les terres de la Couronne | X | X | X | |
| Développement de l’énergie éolienne | X | X | X | |
| Encouragement à l’autoproduction et aux projets à petite échelle | X | X | X | |
| Élimination des obstacles à la production d’énergie propre | X | X | X | |
| Mandat de gestion axée sur la demande pour la Commission de l’énergie de l’Ontario | X | X | ||
| Éducation du public et action directe | ||||
| Règlement sur la production de rapports sur la teneur en soufre de l’essence (Règlement de l’Ontario 212/02) | X | |||
| Site Web OnAIR (surveillance et rapport obligatoires des émissions polluantes, Règlement de l’Ontario 127/01) | X | X | X | X |
| Indice de la qualité de l’air de l’Ontario | X | X | X | X |
| Documents de sensibilisation publiés par Pollution Probe | X | X | X | X |
| Programme d’intervention en cas d’alerte au smog | X | X | X | X |
| Information sur le site Web : www.airqualityontario.com | X | X | X | X |
| Service d’assistance téléphonique sans frais sur la pollution, 24 heures sur 24, 1 800 663-8477 | X | X | X | X |
| Sentinelles de l’air | X | X | X | X |
| Financement du Centre ontarien pour l’avancement des techniques écologiques (OCETA) | X | X | X | X |
Voir l’annexe pour une description plus détaillée de ces initiatives.
Le renforcement des capacités reste une composante clé de la stratégie de réduction du smog de l’Ontario. Le gouvernement ontarien reconnaît qu’il faut en faire davantage et qu’il importe de combler certains manques de données : ainsi, nous devons améliorer nos inventaires des émissions et approfondir nos connaissances scientifiques sur les répercussions du smog sur la santé. Depuis 1995, l’Ontario a investi plus de 5 millions de dollars dans la mise sur pied d’un des réseaux de surveillance de l’air les plus modernes et les mieux outillés en Amérique du Nord. On compte à l’heure actuelle 37 postes de surveillance de l’indice de la qualité de l’air (IQA) à la fine pointe de la technologie, répartis aux quatre coins de la province. Les données en temps réel que recueille ce réseau servent à la publication de l’Indice de qualité de l’air de l’Ontario et des préavis et avis de smog.
Nous continuons de mettre en application et de peaufiner les modèles mathématiques de dispersion atmosphérique. Ces modèles nous donnent des renseignements précieux sur les rapports entre les émissions de précurseurs et les concentrations de polluants ambiants (notamment le système ultramoderne de modélisation des particules et de l’ozone mis au point par la U.S. EPA). Les modèles mathématiques de dispersion atmosphérique sont les meilleurs outils que nous ayons à l’heure actuelle pour établir les réductions des émissions nécessaires et les endroits où ces réductions doivent être obtenues. Ils jouent également un rôle important dans l’atteinte des standards pancanadiens.
Le renforcement des capacités est aussi un moyen de former des partenariats. L’Ontario engage le milieu de la recherche à l’aider à identifier les manques de données et à les combler. Le Centre de recherche en sciences de la terre et en spatiologie (CRESTech) est un exemple de ce type de partenariat.
L’Ontario travaille en collaboration étroite avec le gouvernement
fédéral à encourager l’utilisation des outils
fédéraux appropriés pour réduire les émissions
qui dégradent la qualité de l’air en Ontario.
Le gouvernement fédéral joue en effet un rôle
clé en prenant l’initiative d’exiger des véhicules et
des carburants plus propres, et en élaborant un plan d’action
pour éliminer les émissions de COV provenant de produits
de consommation et commerciaux.
On trouvera aux sections suivantes des exemples de l’insertion des
initiatives fédérales dans le plan ontarien de réduction
du smog et de la façon dont ces initiatives concourent de manière
significative aux réductions des émissions dans la province.
Les mesures nationales de réduction des émissions provenant des véhicules, des moteurs et des carburants — véhicules routiers et tout terrain — devraient réduire considérablement les émissions de sources mobiles. Parmi les initiatives fédérales en cours, mentionnons les suivantes :
Ces normes de réduction des émissions des véhicules
et de leurs moteurs ainsi que les teneurs réduites en soufre
dans l’essence et les carburants diesels devraient nettement améliorer
la qualité de l’air de l’Ontario.
Pour obtenir un aperçu complet des initiatives d’assainissement
de l’air du gouvernement fédéral, veuillez consulter
le document intitulé Le Plan intérimaire 2001 du gouvernement
du Canada concernant les matières particulaires et l’ozone,
que l’on trouve sur le site http://www.ec.gc.ca/air/pdfs/200104_f.pdf
ou le document intitulé L’assainissement de l’air au Canada
: Rapport d’étape de 2003 sur les particules et l’ozone, que
l’on trouve sur le site http://www.ec.gc.ca/air/PM_resp_03/toc_f.html.
Le 27 mars 2004, le gouvernement canadien publiait le Programme fédéral de réduction des émissions de composés organiques volatils attribuables aux produits de consommation et aux produits commerciaux sous la forme d’un avis d’intention dans la partie 1 de la Gazette du Canada. Environnement Canada et Santé Canada travaillent de concert à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une série de mesures entre 2004 et 2010, mesures qui visent à réduire les émissions de composés organiques volatils.
La combustion des carburants et d’autres processus industriels produisent des gaz à effet de serre et des polluants générateurs de smog. Les mesures qui sont prises pour réduire les gaz à effet de serre ont donc l’avantage supplémentaire de réduire les polluants associés à la formation de smog.
Le budget fédéral de 2003 prévoyait un investissement de 2 milliards de dollars dans la mise en œuvre du Protocole de Kyoto, dont la somme de 1,7 milliard répartie sur les trois prochaines années. Par ailleurs, les projets novateurs liés aux changements climatiques seront admissibles à des fonds supplémentaires dans le cadre du fonds fédéral d’infrastructure stratégique (une somme de 300 millions de dollars par année sur 10 ans). Bon nombre de ces mesures entraîneront probablement des réductions des polluants générateurs de smog. Les fonds récemment accordés par le fédéral pour les plans de production d’éthanol aideront à réduire la formation de particules dans les gaz d’échappement des véhicules.
Réduire le mouvement des polluants précurseurs du
smog des États-Unis vers l’Ontario fait également partie
intégrante des efforts de réduction des particules et
de la teneur en ozone dans la province. Les précurseurs du
smog en provenance des États-Unis représentent environ
la moitié du défi que pose le smog en Ontario. Les efforts
déployés pour réduire ces émissions en
territoire américain sont donc pris en compte dans le plan
de réduction du smog de l’Ontario. En 2001, l’Ontario a contesté
avec succès des pétitions faites par des industries
et des États américains s’opposant aux règles
fédérales en matière d’émissions.
On trouvera aux sections qui suivent des exemples de la façon
dont les initiatives américaines sont intégrées
au plan de réduction du smog de l’Ontario et contribuent à
réduire considérablement les émissions dans la
province.
En 1991, le Canada et les États-Unis ont signé l’Accord
sur la qualité de l’air pour s’attaquer au problème
de la pollution transfrontalière. En vertu de cet accord, les
deux parties ont pris des mesures visant à réduire la
pollution atmosphérique transfrontalière, notamment
les suivantes :
Le programme américain de lutte contre les pluies acides
Le programme actuel de lutte contre les pluies acides des États-Unis
(U.S. Acid Rain Program), qui s’inscrit dans les amendements à
la Clean Air Act (CAAA), engage les États-Unis à réduire
leurs émissions à l’échelle nationale de 10 millions
de tonnes (soit une réduction de 40 %) par rapport aux taux
de 1980, d’ici 2010. Les engagements pris par les États-Unis
en matière de réduction des émissions de soufre
sont définis par les plafonds nationaux imposés aux
services d’électricité et aux sources industrielles.
D’autres réductions devraient être réalisées
par les sources mobiles, notamment par l’adoption de véhicules
routiers et tout terrain plus propres, et de formules d’essence et
de carburants diesel à faible teneur en soufre.
L’annexe sur l’ozone à l’Accord Canada-États-Unis
sur la qualité de l’air
En décembre 2000, au terme de négociations entre le
gouvernement fédéral et les États-Unis, l’annexe
sur l’ozone à l’Accord Canada-É.-U. sur la qualité
de l’air a été signée. Cette annexe engage les
deux pays à prendre des mesures de réduction des oxydes
d’azote et des composés organiques volatils. En territoire
américain, ces Plans d’État de mise en œuvre (State
Implementation Plans) visant les émissions d’oxydes d’azote
devraient entraîner des réductions des émissions.
D’autres réductions des émissions d’oxydes d’azote et
de composés organiques volatils seront obtenues grâce
aux règlements américains actuels sur les véhicules
et la qualité des carburants.
Autres mesures prises aux États-Unis
Les États-Unis ont également pris d’autres measures
pour réduire la pollution atmosphérique, dont les suivantes
:
Clear Skies Initiative
En février 2003, le projet de loi intitulé Clear Skies
Act a été déposé au Congrès. Sous
réserve de son adoption, cette loi établirait les limites
d’émission que peut imposer le gouvernement fédéral
au secteur de l’électricité et réduirait les
emissions d’oxydes d’azote et de dioxyde de soufre de 67 % et de 73
% respectivement, par rapport aux niveaux de 2000, et les émissions
de mercure de 69 % par rapport aux taux de 1999, d’ici 2018. La loi
prévoit le recours à un système de « plafonds
d’émission et d’échange de droits d’émission
» pour atteindre ces objectifs.
Interstate Air Quality Rule
L’EPA annonçait en décembre 2003 l’adoption d’un règlement
de qualité de l’air inter-États, qui prévoit
des réductions des émissions d’oxydes d’azote et de
dioxyde de soufre dans 29 États de l’Est des États-Unis
et du district fédéral de Columbia.
Les États visés seraient tenus de revoir leurs plans
de mise en œuvre de manière à y incorporer des mesures
de contrôle qui leur permettraient d’atteindre les objectifs
de réduction. Le règlement proposé suggère
également le recours à un programme de plafonds d’émission
et d’échange de droits d’émission pour atteindre les
résultats visés de manière rentable.
Sous réserve de son adoption, le règlement réduirait
les émissions d’oxydes d’azote de 65 % par rapport aux taux
actuels, d’ici 2015. Les émissions de dioxyde de soufre seraient
réduites, pour leur part, de 70 % par rapport aux taux actuels,
une fois que le règlement serait entièrement mis en
œuvre.
Les efforts déployés par l’Ontario pour réduire le smog ont porté fruit. Au cours des dix dernières années, les émissions des quatre principaux polluants ont connu un recul et ce, malgré le fait que l’Ontario traversait une période de forte croissance économique. Les efforts menés à l’heure actuelle — tant réglementaires que non réglementaires — nous mettent sur la bonne voie pour atteindre les objectifs ambitieux de l’Ontario en matière de réduction du smog. Il faut cependant faire plus pour diminuer les taux d’oxydes d’azote, de dioxyde de soufre, de composés organiques volatils et de particules fines dans la province. Les tableaux suivants, qui sont tirés du document intitulé Ontario’s Anti-Smog Action Plan: Progress Through Partnership (disponible sur le site http://www.ene.gov.on.ca/ envision/air/smog/asap2002.htm), montrent en détail les écarts que l’Ontario doit encore combler.
Tableau 3 : Émissions de NOx – actuelles et futures estimées (en kilotonnes)
| Source | 1990 | 2000 | 2005 | 2010 | 2015 |
|---|---|---|---|---|---|
| Sources ponctuelles | 227 | 173 | 143 | 132 | 133 |
| Sources étendues | 156 | 209 | 172-187 | 165-196 | 157-207 |
| Sources mobiles | 270 | 186 | 130-171 | 99-106 | 55-80 |
| ÉMISSIONS TOTALES | 653 | 568 | 445-502 | 396-434 | 345-420 |
| ANALYSE DE L’ÉCART À COMBLER | |||||
| OBJECTIF PRÉSUMÉ | 494 | 363 | 363 | ||
| ÉCART À COMBLER | de -49 à 8 | de 33 à 71 | de -18 à 57 | ||
Tableau 4 : Émissions de COV – actuelles et futures estimées (en kilotonnes)
| Source | 1990 | 2000 | 2005 | 2010 | 2015 |
|---|---|---|---|---|---|
| Sources ponctuelles | 149 | 114 | 82-89 | 77-92 | 74-96 |
| Sources étendues | 484 | 440 | 433 | 433 | 433 |
| Sources mobiles | 230 | 127 | 81-102 | 55-86 | 47-78 |
| ÉMISSIONS TOTALES | 862 | 681 | 596-624 | 565-611 | 554-607 |
| ANALYSE DE L’ÉCART À COMBLER | |||||
| OBJECTIF PRÉSUMÉ | 651 | 477 | 477 | ||
| ÉCART À COMBLER | de -55 à -27 | de 88 à 134 | de 77à 130 | ||
Tableau 5 : Émissions de dioxyde de soufre – actuelles et futures estimées (en kilotonnes)
| Source | 1990 | 2000 | 2005 | 2010 | 2015 |
|---|---|---|---|---|---|
| Sources ponctuelles | 1103 | 544 | 576 | 516 | 517 |
| Sources étendues | 43 | 32 | 25-30 | 24-32 | 23-33 |
| Sources mobiles | 21 | 11 | 4 | 4 | 4 |
| ÉMISSIONS TOTALES | 1168 | 587 | 605-609 | 544-551 | 544-554 |
| ANALYSE DE L’ÉCART À COMBLER | |||||
| OBJECTIF PRÉSUMÉ | 442 | 442 | |||
| ÉCART À COMBLER | de 102 à 109 | de 102 à 112 | |||
Nota : Une valeur négative indique que, selon les scénarios de croissance, l’objectif sera atteint.
L’Ontario élabore présentement des ensembles de données
détaillées et des inventaires des émissions de
particules fines. Les données actuelles montrent que les émissions
de particules de l’Ontario ont baissé depuis 1995.
Il faut constamment actualiser les prévisions des émissions
futures si l’on veut que celles-ci aient quelque utilité comme
outils de planification et d’élaboration des politiques. Une
importante initiative fédérale-provinciale-industrielle
a été amorcée depuis plus de deux ans pour la
projection des émissions provenant des véhicules routiers
et véhicules tout terrain du secteur des transports. Il est
évident que même si l’on tient compte des augmentations
du kilométrage moyen parcouru par véhicule, on verra
des réductions substantielles des émissions d’oxydes
d’azote et de composés organiques volatils en raison de l’utilisation
de carburants plus propres et de l’adoption de normes d’émission
plus strictes pour les nouveaux véhicules. L’ampleur réelle
des réductions prévues suscite encore de vives discussions,
alors que l’on attend les résultats de l’analyse de meilleures
données pour prédire le taux de remplacement du parc
de véhicules. De même, il serait bon que les nouvelles
propositions de mesures soient intégrées aux projets
à mesure que l’adoption de ces propositions se concrétise
et que leurs incidences possibles deviennent plus certaines.
Plusieurs initiatives d’assainissement de l’air sont envisagées
et d’autres travaux se poursuivent.
Plan proposé de réduction des émissions industrielles
: Projets de règlement visant les émissions d’oxydes
d’azote et de dioxyde de soufre
Le plan de réduction des émissions industrielles proposé
incorpore les éléments d’un projet de règlement
qui établirait des plafonds d’émission d’oxydes d’azote
et de dioxyde de soufre à l’intention du secteur industriel
pour les années 2006, 2007-2009, 2010-2014, 2015 et par la
suite, ainsi que des budgets pour chaque sous-secteur d’activité
et des quotas d’émission pour chaque installation au sein de
chaque sous-secteur. Le plan donne la répartition des quotas
d’émission d’oxydes d’azote et de dioxyde de soufre accordés
aux différentes installations, y compris les conditions applicables
aux installations existantes qui prennent de l’expansion ou qui sont
reconstruites, aux nouvelles installations et aux installations qui
ferment leurs portes ou qui arrêtent temporairement ou partiellement
leurs activités. Le plan proposé incorpore également
les plafonds d’émission au système d’échange
de droits d’émission et au règlement visant le secteur
de l’électricité (Règlement de l’Ontario 397/01).
Conformément aux plafonds d’émission proposés,
les émissions d’oxydes d’azote de cinq sous-secteurs d’activité
industrielle (représentant 10 % des émissions
totales d’oxydes d’azote de la province) seraient plafonnées
à 21 % en deça des taux relevés en 2001. Les
émissions de dioxyde de soufre de six sous-secteurs (représentant
61 % des émissions totales de dioxyde de soufre de la province)
seraient plafonnées à 46 % en deça des taux de
1994.
Plans de réduction des émissions de particules
fines primaires et des composés organiques volatils
Pour atteindre les standards pancanadiens relatifs aux particules
et à l’ozone, l’Ontario fera appel à un ensemble souple
de politiques réglementaires et non réglementaires pour
l’élaboration des plans de réduction des émissions
de composés organiques volatils et des particules fines primaires.
Dans le cadre de l’élaboration de ces plans, l’Ontario consultera
les divers intervenants pour veiller à ce que chacun fasse
sa juste part pour que la province puisse remplir ses engagements
en matière de réduction des émissions. Selon
toute probabilité, les plans seront mis en œuvre en plusieurs
phases et sur plusieurs années, étant donné que
la province doit travailler avec de nombreux sous-secteurs d’activité.
De nouvelles normes ontariennes
L’Ontario élabore présentement de nouvelles normes
strictes de qualité de l’air visant les composés organiques
volatils et il propose de nouveaux modèles de dispersion atmosphérique.
Ces deux initiatives contribueront à réduire les émissions
de composés organiques volatils.
Production d’énergie plus propre
Le 28 avril 2004, le ministère de l’Énergie de l’Ontario
publiait une demande de qualification pour la production d’énergie
renouvelable dans le but de fournir aux parties intéressées
des renseignements préliminaires sur le cadre de travail général,
les exigences techniques et financières, les critères
d’évaluation et les principales dispositions contractuelles
qui feront probablement partie de la demande de proposition sur les
sources d’énergie renouvelables. Cette demande de proposition
aura pour but de trouver 300 mégawatts (MW) d’énergie
renouvelable nouvelle pour obtenir en bout de ligne 5 % (1 350 MW)
d’approvisionnement en électricité provenant de nouvelles
sources d’énergie renouvelables d’ici 2007 et 10 % (2 700 MW)
d’ici 2010.
Le ministère de l’Énergie prépare aussi une demande
de proposition pour une nouvelle source d’électricité
propre d’une capacité de 2 500 MW sous forme d’initiatives
de production d’électricité ou de gestion axée
sur la demande, et qui seraient en place le plus tôt possible.
Ces deux demandes de proposition représentent le tiers des
engagements du gouvernement en ce qui concerne le remplacement des
centrales alimentées au charbon.
D’autres initiatives sont en cours visant l’élimination des
obstacles à une utilisation accrue de la production mixte et
l’expansion de la production d’énergie sur la rivière
Niagara.
Conservation de l’énergie
Le 19 avril 2004, le premier ministre de la province a établi
un objectif de réduction de la consommation énergétique
de l’Ontario de 5 % d’ici 2007, qui s’inscrit dans le plan ontarien
de création d’une culture de conservation de l’énergie
partout dans la province. Le plan de conservation comprend les volets
suivants :
Autres mesures
Le gouvernement envisage d’autres mesures de réduction des
émissions, notamment des programmes de renouvellement des moteurs
marins et d’utilisation résidentielle du bois de chauffage.
L’Ontario collabore par ailleurs avec le gouvernement fédéral,
la U.S. EPA et l’État du Michigan dans le cadre d’un projet-pilote
mené dans le Sud-Ouest de l’Ontario et le Sud-Ouest de l’État
du Michigan, pour remédier au problème de la pollution
transfrontalière.
Tableau 8 : Initiatives à l’étape de la planification
| Initiative | NOx | SO2 | PM2.5 | COVs |
|---|---|---|---|---|
| Limites d’émission d’oxydes d’azote et de dioxyde de soufre à l’intention du secteur industriel | X | X | ||
| Plan ontarien de réduction des émissions de composés organiques volatils | X | |||
| Plan ontarien de réduction des émissions de particules fines primaires | X | |||
| Plan d’élaboration de normes de l’Ontario | X | |||
| Production d’énergie plus propre | X | X | X | |
| Conservation de l’énergie | X | X | X | |
| Utilisation résidentielle de bois de chauffage | X | X | X | |
| Renouvellement des moteurs marins | X | X | X | X |
La lutte contre le smog est un défi de taille pour la province de l’Ontario et celle-ci a fait d’importants progrès à ce chapitre. Il reste malgré tout beaucoup à faire. Le gouvernement de l’Ontario est déterminé à protéger l’environnement et la santé de tous les Ontariens et de toutes les Ontariennes, et il continuera à prendre des mesures pour améliorer la qualité de l’air que nous respirons.
Comme divers règlements et programmes entreront en vigueur
pour veiller à ce que les sources de pollution imputables aux
transports et les grandes sources ponctuelles telles que les industries
et les centrales électriques, fassent leur juste part pour
lutter contre le smog, les futurs efforts de réduction du smog
dépendront de plus en plus des autres secteurs de l’économie,
notamment les secteurs commercial et résidentiel, et des gestes
que poseront au jour le jour les citoyens et citoyennes de l’Ontario.
Le mode de transport que nous choisissons pour nous rendre au travail,
les produits que nous achetons, la façon dont nous chauffons
et climatisons nos foyers… Ce sont toutes là des décisions
qui ont un effet cumulatif sur les émissions génératrices
de smog produites en Ontario.
Nous avons décrit ici la stratégie globale que met en
œuvre l’Ontario pour relever le défi posé par le smog.
Il va sans dire que toute stratégie gouvernementale de lutte
contre le smog ne pourra jamais être complète sans la
participation active de la population de l’Ontario.
Face à la complexité et à la diversité
du problème du smog (smog local, smog transfrontalier, etc.),
l’Ontario a adopté une stratégie globale de réduction
du smog, à plusieurs facettes, qui s’attaque à de multiples
polluants et cible les principaux secteurs polluants, dont les secteurs
de la production d’électricité, des transports, industriel
et résidentiel.
Cette approche globale a mené au développement de la
stratégie de l’Ontario, qui comprend des composantes provinciales,
fédérales et transfrontalières.
Le présent document fournit des renseignements sur bon nombre
de règlements gouvernementaux, la direction gouvernementale,
les incitations à l’assainissement et les initiatives d’éducation
du public et d’action directe. On trouvera aux pages suivantes des
renseignements détaillés sur les initiatives qui forment
la composante provinciale de la stratégie de l’Ontario.
Réduction des émissions d’oxydes d’azote et
de dioxyde de soufre — Adoption d’un règlement exigeant
le plafonnement et la réduction des émissions provenant
des services publics : La province a adopté un règlement
limitant les émissions provenant de centrales alimentées
aux combustibles fossiles dans le secteur de la production d’électricité
(Règlement de l’Ontario 397/01). Ce règlement prévoit
des plafonds pour les émissions d’oxydes d’azote et de dioxyde
de soufre. Pour les grandes centrales alimentées aux combustibles
fossiles, les plafonds d’émission sont réduits de 53
% (par rapport au plafond volontaire de 2000, qui était de
38 kt/an) pour les oxydes d’azote et de 25 % (par rapport à
la limite fixée dans le cadre du programme Les pluies acides,
un compte à rebours, qui était de 175 kt/an) pour le
dioxyde de soufre, et ce, d’ici 2007.
Règlement sur la centrale de Lakeview : Le Règlement
de l’Ontario 396/01 exige que la centrale électrique de Lakeview
cesse de brûler du charbon d’ici le mois d’avril 2005 et qu’après
cette date, toute activité de production d’électricité
menée sur le site soit conforme aux normes de rendement en
matière d’émission des centrales au gaz naturel ou dépasse
ces normes.
Échange de droits d’émission et incitatifs à
la conservation et à l’utilisation de sources d’énergie
renouvelables : Le gouvernement a mis sur pied un système
d’échange de droits d’émission (Règlement de
l’Ontario 397/01), qui fournit des incitatifs pour une utilisation
accrue de sources d’énergie renouvelables et l’adoption de
mesures de conservation de l’énergie. L’échange de droits
d’émission encourage tous les secteurs de l’économie
à chercher des moyens novateurs de réduire les émissions
à l’origine du smog et des précipitations acides.
Lignes directrices à l’intention des installations
industrielles concernant les oxydes d’azote : La directive
A-9 du ministère, qui est en vigueur depuis mars 2001, impose
des limites d’émission d’oxydes d’azote aux grosses chaudières
et fournaises neuves ou modifiées. La mise en œuvre de cette
directive devrait réduire les rejets d’oxydes d’azote de 29
kilotonnes d’ici 2015 (la réduction attendue est calculée
à partir des émissions prévues sans l’application
de la directive).
Réduction des émissions de dioxyde de soufre
en provenance des fonderies : Le gros des émissions
de dioxyde de soufre en Ontario provient des fonderies de métaux
non ferreux de la région de Sudbury. En février 2002,
le ministère de l’Environnement a pris des ordonnances sommant
les sociétés INCO et Falconbridge de réduire
leurs émissions admissibles de dioxyde d’azote de 34 % par
rapport aux limites qui leur avaient été imposées
dans le cadre du programme Les pluies acides, un compte à rebours,
soit 265 kt et 100 kt respectivement, à compter de 2007.
Air pur Ontario : Le programme Air pur Ontario (Règlement
de l’Ontario 361/98) est un programme d’inspection des émissions
et d’entretien des véhicules qui a pour but de réduire
les émissions des véhicules de 22 % dans la zone visée
par le programme. Celui-ci réussit à atteindre son objectif
en assurant l’inspection et le bon entretien de plus de 5,5 millions
de véhicles en Ontario. Durant la seule période de 1999
à 2001, il a permis de réduire les émissions
des véhicules à l’origine du smog de 14 800 tonnes,
soit 15,2 %, dans la zone visée par la phase 1, soit la région
du Grand Toronto et de Hamilton. Durant la phase 2 (visant les centres
urbains et les banlieues entre Sarnia et Peterborough), les émissions
génératrices de smog ont diminué de 3 500 tonnes
(6,1 %) en 2001. De 2000 à 2002, les émissions de particules
provenant de camions et d’autobus à moteur diesel ont subi
une baisse de près de 1 100 tonnes.
En décembre 2003, l’Ontario a annoncé l’adoption de
nouveaux règlements Air pur Ontario, qui exigent que les gros
camions et autobus à moteur diesel en Ontario satisfassent
aux normes d’émission les plus rigoureuses en Amérique
du Nord. Ces nouvelles normes, qui entrent en vigueur le 1er avril
2004 et le 1er avril 2005, prévoient des normes d’émission
très strictes pour les autobus scolaires, de même qu’un
incitatif à l’intention des propriétaires et exploitants
de camions et autobus diesel lourds dans le but d’améliorer
l’entretien des véhicules. Les normes d’émission visant
les automobiles ont également été resserrées
en 2003 et seront resserrées à nouveau le 1er janvier
2005. Ces améliorations permettront de réduire les émissions
nocives des véhicules pour mieux protéger la santé
humaine et la salubrité de l’environnement. Le gouvernement
s’est aussi engagé à mettre au point une stratégie
qui encouragerait les exploitants de camions lourds et d’autobus à
réduire la marche au ralenti.
Réduction des composés organiques volatils
– Règlements limitant et réduisant les émissions
provenant de l’essence : Dès le début du processus de
réduction des composés organiques volatils, l’Ontario
a édicté le Règlement de l’Ontario 271/91 sur
la volatilité de l’essence, qui limite la pression de vapeur
de l’essence pendant l’été et la récupération
des vapeurs d’essence (1re étape) dans les transferts en vrac
(Règlement de l’Ontario 455/94).
Remboursement de la taxe de vente au détail sur les systèmes
héliotechniques : L’Ontario a instauré un programme
de remboursement de la taxe de vente au détail sur les systèmes
héliotechniques incorporés à des résidences
après le 25 novembre 2002 et avant le 26 novembre 2007. Le
gouvernement se propose également d’aider les propriétaires
à installer des systèmes autonomes de production d’énergie
renouvelable et propre, en élargissant l’admissibilité
au remboursement de la taxe de vente au détail de façon
à inclure les systèmes de production d’énergie
éolienne, les micro-centrales hydroélectriques et les
systèmes de chauffage et de climatisation géothermiques
résidentiels.
Remboursement de la taxe sur les véhicules alimentés
aux carburants de remplacement : Le programme de remboursement de
la taxe sur les véhicules alimentés aux carburants de
remplacement accorde aux acheteurs ou aux locateurs à long
terme de véhicules admissibles un remboursement de la taxe
de vente pouvant aller jusqu’à 1 000 $.
Incitatifs fiscaux à l’intention des producteurs d’énergie
propre :
En crédit d’impôt pour la conservation de l’essence
: L’Ontario fournit un crédit d’impôt maximal de 100
$ pour la conservation de l’essence. Peuvent s’en prévaloir
les gens qui achètent, louent, prennent à bail ou importent
de nouvelles voitures qui consomment moins de six litres d’essence
ou de carburant diesel aux 100 kilomètres sur la grand-route.
Le crédit ne s’applique pas aux véhicules loisir travail.
Exemption de la taxe sur les carburants pour le biodiésel
: L’Ontario a mis en place une exemption de la taxe sur les carburants
de 14,3 cents le litre pour le biodiésel, que celui-ci soit
ou non mélangé à du carburant diesel. Cette exemption
fournira un incitatif fiscal aux consommateurs qui achètent
des produits alimentés à ce carburant renouvelable.
Exemption de la taxe sur l’essence pour l’éthanol
: L’Ontario continue d’accorder une exemption de la taxe sur l’essence
de 14,7 cents le litre, pour l’éthanol et la portion d’éthanol
contenue dans l’essence mélangée à de l’éthanol.
Exemption des taxes sur les carburants pour le gaz naturel
: Le gaz naturel jouit d’une exemption des taxes provinciales sur
les carburants même lorsqu’il sert à alimenter des véhicules
motorisés titulaires d’un permis.
Réduction de la taxe sur les carburants pour le propane
: En Ontario, le propane bénéficie d’un taux
réduit de taxe sur les carburants par rapport à l’essence
ou au diesel.
Accent sur les projets de nouvelles énergies renouvelables
: Le ministère de l’Énergie a demandé une étude
indépendante sur la faisabilité de l’aménagement
de la centrale Beck 3 à Niagara Falls.
On a demandé à l’Ontario Power Generation d’accélérer son évaluation d’un projet de 500 mégawatts sur le site de l’ancienne centrale de Hearn, à Toronto.
La province a modifié l’impôt foncier et les redevances d’utilisation d’énergie hydraulique des centrales hydro-électriques pour 2001 et les années subséquentes, de manière à stimuler l’aménagement de nouvelles centrales écologiques.
L’Ontario travaille en collaboration avec le Manitoba et le gouvernement
fédéral à la création de capacité
hydro-électrique supplémentaire au Manitoba et à
l’installation des lignes nécessaires au transport de l’électricité
vers le marché ontarien.
Développement de l’énergie éolienne et
hydraulique sur les terres de la Couronne : Le ministère
des Richesses naturelles a récemment annoncé l’ouverture
des terres de la Couronne aux projets d’éoliennes et il explorera
les possibilités de projets hydroélectriques sur ces
terres.
Développement de l’énergie éolienne
: Le ministère des Affaires municipales et le ministère
de l’Énergie collaborent au recueil de renseignements qui aideront
les municipalités à intégrer le développement
de l’énergie éolienne dans leurs activités de
planification officielles.
Éliminer les obstacles à la production d’énergie
propre : Le ministère de l’Environnement a modifié
les critères d’évaluation environnementale pour les
nouveaux projets de production d’électricité. Les critères
s’appliquent maintenant uniformément aux projets des secteurs
public et privé. Les modifications apportées à
la loi ont favorisé le développement de sources d’énergie
plus propres. Quelque 2 400 mégawatts de capacité énergétique
provenant du gaz naturel ont été approuvés en
Ontario au cours des deux dernières années.
Mandat de gestion axée sur la demande pour la Commission
de l’énergie de l’Ontario : La Loi de 2002 sur l’établissement
du prix de l’électricité, la conservation de l’électricité
et l’approvisionnement en électricité renforce les objectifs
de la Commission de l’énergie de l’Ontario en matière
d’électricité dans le but de promouvoir la conservation
de l’énergie, l’efficacité énergétique,
la gestion de la puissance et l’utilisation de sources d’énergie
plus propres, y compris les sources d’énergie renouvelables
et de remplacement.
Crédits de réduction des émissions :
L’échange de droits d’émission, par le biais des crédits
d’émission, fournit aux producteurs d’énergie un incitatif
économique à la réduction des émissions
et à la production d’électricité à partir
de sources renouvelables, ce qui contribuera à son tour à
réduire les émissions.
Règlement sur la production de rapports sur la teneur
en soufre de l’essence : Le Règlement de l’Ontario
212/02 exige la production de rapports sur la teneur en soufre de
l’essence vendue ou consommée en Ontario (telle qu’elle est
mesurée à la raffinerie) à l’intention du gouvernement
de l’Ontario. Le gouvernement met cette information à la disposition
du public (www.ene.gov.on.ca) de façon à tenir les raffineurs
et importateurs d’essence responsables devant le public des incidences
de leurs produits sur l’environnement.
OnAir, le registre en ligne des rapports d’émission
de l’Ontario : Le programme OnAIR donne au public un grand
accès, en temps utile, à des renseignements sur la pollution
atmosphérique (www.ene.gov.on.ca/environet/onair/splash.htm).
Cet accès permet aux consommateurs de prendre des décisions
éclairées en fonction du rendement des entreprises en
matière d’émissions. Le Règlement de l’Ontario
127/01 exige que certaines centrales électriques et installations
industrielles, commerciales, institutionnelles et municipales choisies
en Ontario fassent rapport sur plus de 350 polluants atmosphériques,
dont les émissions de particules primaires et de précurseurs
du smog (NOx, SO2, COV, particules, etc.).
Indice de la qualité de l’air de l’Ontario
: Le site Web www.qualitedelairontario.com
ou la ligne-info 1 800 387-7768 fournit des renseignements sur la
surveillance de la qualité de l’air en temps presque réel
pour 28 régions de prévision du smog en Ontario. Le
site offre par ailleurs un service d’inscription au réseau
d’alerte au smog pour tous les préavis de smog (diffusés
quand les risques de voir se développer un épisode de
smog dans les trois prochains jours sont d’au moins 50 %) et les avis
de smog (diffusés quand les risques de voir s’installer un
épisode de smog dans les prochaines 24 heures sont très
grands). Le site Web présente également des renseignements
généraux sur la qualité de l’air.
Documents sur le smog, les composés organiques volatils
et les précipitations acides : L’Ontario a accordé
des fonds à l’organisme Pollution Probe pour la réalisation
de plusieurs documents d’information sur diverses grandes questions
d’environnement de l’heure, notamment le smog, les composés
organiques volatils (dans la production) et les pluies acides. Ces
livrets informatifs donnent au public un apercu de la question et
quelques conseils sur ce qu’il peut faire pour assainir l’environnement.
Le Programme d’intervention en cas d’alerte au smog (PIAS)
: Ce programme offre un guide d’intervention et une trousse documentaire
préparée par le ministère de l’Environnement.
La trousse aide les ministères gouvernementaux, les municipalités
et les organismes du secteur privé à jouer un rôle
efficace dans la diffusion d’information sur le smog et d’alertes
au smog, sert à promouvoir les mesures prises pour réduire
les émissions de polluants atmosphériques à l’origine
du smog et encourage les populations vulnérables à limiter
leur exposition au smog.
Information sur le site Web :
Service d’assistance téléphonique sans frais
sur la pollution, 24 heures sur 24 : Le service d’assistance
téléphonique du ministère de l’Environnement
recueille des renseignements sur les questions d’environnement nouvelles
et émergentes, et permet au ministère de sévir
contre les pollueurs. Le numéro à composer est le 1
866 663-8477 (1-866-MOE-TIPS).
Sentinelles de l’air : Cette initiative de sensibilisation
à la qualité de l’air et à la protection de l’environnement,
commanditée par le ministère, l’industrie et les écoles,
fait aujourd’hui appel à la participation des élèves
et du personnel enseignant dans des écoles secondaires choisies
en Ontario. Les élèves apprennent à prélever
des échantillons de contaminants atmosphériques et à
faire des analyses à l’aide de stations météorologiques
sur place. Sur le site Web www.partnersinair.org,
le personnel enseignant peut accéder à des éléments
de curriculum actualisés sur l’environnement et les télécharger.
Financement du Centre ontarien pour l’avancement des techniques
écologiques (OCETA) : L’Ontario accorde des fonds
à un projet de l’OCETA qui enseigne aux petites et moyennes
entreprises les avantages inhérents à la réduction
de la pollution. Pendant l’exercice 2001-2002, le Centre a fourni
des évaluations en matière de prévention de la
pollution pour 16 installations et identifié des moyens de
réduire les émissions de composés organiques
volatils de 380 tonnes et les gaz à effet de serre, de 11 tonnes.
Si vous ne pouvez pas obtenir un document, veuillez contacter le Centre d'information du ministère de l'Environnement par courriel à picemail@ene.gov.on.ca, par téléphone au 1- 800-565-4923 ou au (416) 325-4000 à Toronto, ou par courrier : Ministère de l'Environnement, Centre d'information, 135, avenue St. Clair Ouest, rez-de-chaussée, Toronto (Ontario) M4V 1P5.
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